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 L'heure des rêves [Stevan Van Mezmerize]

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AuteurMessage
ADMINISTRATEUR
La démence est un art -
Heathcliff Fletcher

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MENSONGES : 357
DATE DE PANDAISON : 16/07/2007
LIEU DU CRIME : WC - cuvette déjà bouchée. On y enfourne la vilaine caboche, on appuie et on évite un coup de pied mal placé, ou une petite menotte baladeuse.
ARME FAVORITE : Dents.
CIBLE FAVORITE : Jeune demoiselle en détresse.

CHECK RABBIT
GENRE: Traqueur
GENERATION: NIVEAU B - en latence
DANGEROSITE EVALUEE A:
95/100  (95/100)
MessageSujet: L'heure des rêves [Stevan Van Mezmerize]   Ven 25 Juil - 18:06

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Marchant d’un pas tremblant. Les bras, le dos, tout tirant à lui faire hurler de souffrance. Il avait toujours la jeune femme du nom de Stevan entre ses bras. Pourquoi se faisait-il cela ? Pourquoi prenait t’il tant de mal à lui sauver sa misérable vie de rat. Il l’ignorait lui-même. C’était un reflexe. Une manipulation inconsciente de son être. Envie profondément caché refaisant surface, révélant son envie de survie que l’humanité ne semble plus pouvoir assurer elle-même. Seule contre tous. Serrant les dents pour ne pas faillir. Tout était si discontinue, interminable. Les minutes semblant devenir des heures. La route se déformant sous ses pas. Tant de questions et de réflexions venaient s’entrechoquer dans son crâne qu’il en avait une envie irrésistible de se défoncer. A n’importe quoi, substances illicites, il est vrai. Mais chaque drogue pourrait faire l’affaire. Nicolaï était un junky. Toutes personnes le croisant auraient pu le deviner. Cependant, ce n’était pas par pure plaisirs, juste pour oublier, faire taire dans sa tête ses voix, ses cries, toute cette agitation insoutenable et immorale que le destin s’amusait à lui faire exploser dans le cerveau. Sa matière grise n’en devenant plus qu’une bouillie sanglante et impénétrable. Gardant ainsi pour elle souvenirs, déceptions, rencontres hargneuses et souffrances effroyables. Un petit gémissement sortit finalement de sa bouche. Leger et imperceptible à quiconque aurait été plus loin que cette demoiselle qui n’était encore que trop mal en point. Tout ceci par sa faute. Mot qui ne faisait que revenir se claquer contre les parois de son crâne, lui rappelant inlassablement ce honteux acte dont il avait fait preuve. Voulant dominer tous êtres semblant inférieurs. Lui rappelant à quel point il l’était, lui aussi, et comme il aurait aimé le rester. Rester aveugle à tant de crimes, ne jamais subir l’épouvantable acte de tuer un semblable.

La rue était calme, beaucoup trop calme. Rien ni personne ne semblait vivre, ne semblait vouloir apprendre ce drame qu’il tenait entre ses mains tueuses. Enfin, l’hôpital, cette clinique de tous les espoirs se dessina devant lui. Soulageant certain. Il y eu alors une remonté de bonheur, si nous pouvons l’appeler ainsi, dans son monstrueux rêvassement. Un, deux, trois, quatre, plus que quelque pas, quelque mètre à peine. La lumière du bâtiment lui arrachant les pupilles. Il se mit à cligner des yeux, frénétiquement. Les portes s’ouvrirent sur son passage. Et plusieurs personnes, dont il ignorait la fonction, l’identité même. Se mirent à se presser, lui intiment de les laisser ce charger de la blondinette. Nicolaï n’en demandait pas plus. Ni moins d’ailleurs. La regardant partir entre les gestes agités des blouses blanches et bleus ciels. Ne percutant pas tout à fait ce qu’il venait de vivre. Ce qu’il venait de faire, voir d’accomplir. Le visage restant de marbre. Les yeux saphir, toujours aussi rougis et rayés des veines éclatées. Une jeune femme le perturba. Le kidnappant de son échappé qu’il était encore une fois en train d’effectuer. Le sourire sur les lèvres, ses yeux doux le fixant avec compassion. Que pensait t’elle donc ? Etait t’elle réellement là pour lui. Ou était-ce une personne derrière ce dernier. Se retournant rapidement pour observer qu’il n’était que son unique interlocuteur.
-« N’ayez crainte, tout va bien se passer. Vous pouvez attendre dans le couloir. »

L’air dubitatif, il ne comprenait pas exactement ce qui se déroulait sous ses yeux embrumés. Cependant, il ne daigna pas une seconde de plus à se compliquer l’existence. Il la suivait, sans prétendre quoique ce soit. Elle lui posait des questions, sur l’identité de la jeune femme, sur son identité, des détails lui étant inconnus. Il restait muet, seule chose à faire. Finalement, un banc se dessina dans la longue et sinueuse allée désinfectée. Il s’y assit, puis elle partie. Il attendit, et s’assoupi…

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      I'll forgive and forget.
      Before I'm paralysed.
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L'heure des rêves [Stevan Van Mezmerize]

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