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 L'antre du repos [Delilah]

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AuteurMessage
ADMINISTRATEUR
La démence est un art -
Heathcliff Fletcher

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MENSONGES : 357
DATE DE PANDAISON : 16/07/2007
LIEU DU CRIME : WC - cuvette déjà bouchée. On y enfourne la vilaine caboche, on appuie et on évite un coup de pied mal placé, ou une petite menotte baladeuse.
ARME FAVORITE : Dents.
CIBLE FAVORITE : Jeune demoiselle en détresse.

CHECK RABBIT
GENRE: Traqueur
GENERATION: NIVEAU B - en latence
DANGEROSITE EVALUEE A:
95/100  (95/100)
MessageSujet: L'antre du repos [Delilah]   Mer 23 Juil - 12:35

    La marche dure et longue. Interminable supplice lancinant et machiavélique. Il avait arpenté les rues, les sols, et murs. Sans plus réfléchir, sans plus penser. Dans une mécanique affolante. Hors du commun. Etait-ce donc ça l’habitude rêveuse qu’un junky en puissance était capable de faire ? Certainement que oui. Ou bien peut être que non. La mémoire visuelle devait être l’une des raisons de cet exploit. Ou en serait-ce une cause ? Après tout, pourquoi tant de questions et de suppositions. Le fait était là. Sans savoir comment, ni pourquoi. Le petit brun aux yeux angéliques arrivait enfin devant le bâtiment de son existence. Sa grotte, son antre de la mort. Nicolaï était un adepte de la cachette ? Pas tellement, tout le monde pouvait, sans vraiment en avoir une grand expérience, tester ses talents de tueurs sur lui. La nuit, lorsqu’il se met à dormir comme un bébé. Que dire… bébé n’est-ce donc pas le terme propice à tout ceci ? Dort t’il seulement quelque fois ? Ne le surestimons pas non plus. Il est humain. Ou tout du moins, à l’origine. Le seul moyen efficace qu’il est trouvait pour parvenir à atteindre ce sommeil si légers, et de se défoncer le plus possible. Ainsi, en cette fabuleusement destructrice soirée, la méthode n’avait toujours pas changé. Une, deux, trois, quatre… Les marches semblent s’étendre si loin qu’il en est impossible de voir la fin. Il n’entend rien. Il ne se souvient même pas avoir ouvert la porte. Etrange… Pourtant, il n’est pas passé au travers, c’est une certitude. Karoff devient sourd, muet, inexistant. Il est là, telle une ombre voguant dans les dédales de marches et de portes. Plus que 1 étage. Ou 2 ? Il faut avancer pour le savoir. Stature instable. Il vacille de temps à autre, mais la rambarde lui tient compagnie et le sauve d’une chute qui pourrait s’avérer mortel pour ce jeune ingénu de la vie. Suffoquant, et clignant des yeux. Il n’y a pourtant pas de lumière dans le couloir qui mène à sa tanière. L’étage, celui-ci. Cette plateforme qu’il à observé pendant des heures auparavant pour être sûre que rien ne puisse y être caché. Pour sa propre survie. En réalité. Inspirant profondément, et farfouillant dans sa poche, qui dorénavant est plus légère qu’il ne l’avait pensé. Quoique, penser soit un grand mot. Un trousseau de clefs, qui ne fait qu’étaler son cliquetis et son détestable son idiot et aigu. Explosant toujours un peu plus le crâne cogitant et lévitant de cet être suicidaire… Que dis-je? Suicidaire ne scier guerre à cet individu. Disons, nerveux…

    La serrure est une chienne, qui ne lui laisse rien d’autre que de l’air, du vent. Pourquoi l’ouverture n’est t’elle pas plus grand. Légèrement plus large. Capable d’accueillir en toute circonstance une clef comme la sienne. Tapant d’un poing rageur sur la porte en acier. Il tape, tape et frappe avec toujours plus de violence. Hargneux et rageur. Il n’en peut plus. S’en est trop. Il explose littéralement. Finalement, une nouvelle tentative arrive. Cette fois, par chance, le destin semble lui éviter de se casser la main. La porte s’ouvre et s’en prendre garde. Lui qui était appuyé sur cette dernière, s’étale de tout son long dans la pièce sombre et en désordre du logement. Se hissant et poussant négligemment du pied la porte d’entrée. Est-ce là une invitation au vol ? Non… Enfin… Pas nécessairement… La pièce est grande, elle regroupe sur son côté droit une cuisine américaine, petite et pratique. Sur son côté gauche, se trouve un grand canapé, un fauteuil et une télé. Instrument rare et précieux de nos jours… Une table basse se présente face à elle. Des assiettes, déchets de pizzas ou nourritures similaires et autres papiers et tissus trainent sur le sol, sur la table, sur le bar, partout en fait… Des seringues et de la poudre blanche s’éparpillent sur cette même table basse qui semblerait servir plus qu’elle n’en parait. Se relevant tant bien que mal, ses épaules travaillant de toutes leurs possibilités. Il finit par se hissait encore un peu plus et s’étale sur le canapé. Enlevant ses baskets, que l’on nomme converses. Ressemblant d’avantage à des ruines qu’à des chaussures. Mais c’est là, l’avantage. Les lassés ne sont plus à faire, soit plus à enlever. Dégageant tant bien que mal sa veste pour la balancer n’importe où mais loin de lui. Voilà. Un tee-shirt sur le dos, laissant apparaître un bref instant l'apparence encore juvénile de cet homme. Il s’assoupit. Il l’espère. Il y croit…

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      I'll forgive and forget.
      Before I'm paralysed.
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L'antre du repos [Delilah]

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