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 Une soirée d'évasion [PV Nicolaï]

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MessageSujet: Une soirée d'évasion [PV Nicolaï]   Dim 29 Juin - 23:57

    C’était une soirée comme tant d’autre. Delilah venait de consumer ces dernières forces dans un voyage merveilleux. Le sourire niais au visage, ses pas trainant sur le bitume d’une manière lente et nonchalante, elle continuait sans crainte son chemin vers la liberté. Ce shoot avait été mémorable, encore plus sensas que le dernier. Petite princesse inconsciente se promenant sur la route, se fichant de tout. Ces pensées étaient loin, très loin. Comment décrire ce qu’elle ressentait à ce moment précis ? Il n’y avait pas de mot pour le décrire. C’était mieux que tout, mieux que la vie.

    Quand le jour se levait, Delilah était une manipulatrice, une incroyable menteuse, et une combattante. Mais comment tenir moralement s’il n’y avait pas autre chose ? Pour Delilah c’était impossible, elle avait besoin de s’évader, c’était vitale si elle voulait survivre dans ce monde de brute. C’est pourquoi le soir, la petite poupée de porcelaine devenait une vraie junkie, préférant choisir la facilité plutôt que d’affronter ces sentiments, ses ennemies. Quand l’heure du couvre feu survenait, elle vagabondait dans les rues, sans but précis. Les traits de son beau visage cristallin se détendaient, ses yeux habituellement si mystérieux dévoilait à présent toute sa vulnérabilité sans qu’elle ne s’en rende compte. Son esprit voyageait dans un monde merveilleux, coloré et apaisant. Un joli contraste avec la réalité me direz-vous… Delilah arborait à présent un large sourire et s’était assise contre un mur, sa tête enfouie entre ces genoux, elle attendait que les derniers effets disparaissent.
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Heathcliff Fletcher

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LIEU DU CRIME : WC - cuvette déjà bouchée. On y enfourne la vilaine caboche, on appuie et on évite un coup de pied mal placé, ou une petite menotte baladeuse.
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MessageSujet: Re: Une soirée d'évasion [PV Nicolaï]   Lun 30 Juin - 0:47

    Le jeune Nicolaï n’était pas un élément de la corporation comme on aimait les voir. Il avait tous les défauts possibles, et pourtant, était certainement l’un des meilleurs du moment. Sur son visage s’affichait en cette sombre et chaude soirée, une douceur mélancolique. C’était étrange comme la vie pouvait se jouer de nous. Nous enchainer à elle dans le seule but de nous voir souffrir jusqu’à atteindre le néant absolu. Pour lui, pour ce jeune Tueur tout droit sortit des jupes de l’organisation, rien ne pouvait être plus plaisant que de se sentir libre aux travers de ces murailles qu’était devenue New York. Il ne savait pas où allait, il ne savait pas quoi faire. Il marchait, inlassablement, sans but ni repère. Ce n’était pas la première fois qu’il effectuait cette entreprise, et certainement pas la dernière. Il aimait à disparaître du regard de quiconque. Ainsi, cela lui prouvait qu’il n’existait peut être pas, ou plus, ne serait-ce qu’une petite heure, qu’une petite nuit. Les yeux dans le vague, il n’était pas net. Et s’il s’avérerait que l’on effectuait un rapport ou un contrôle. Il ne serait pas très aisé de venir à sa rencontre. Seul chose pouvant sortir de ses fines lèvres qu’étaient les siennes. Un son perdu, niait, idiot. Rien d’audible. Juste un bégaiement moue et rapide. Il revenait du bar répondant au nom de « Down Cry » là bas, on y trouvait un nombre affolant de plaisirs en tous genres. Mais bizarrement, on ne le voyait que très rarement rester dans la salle principale. Client régulier, il était plutôt habitué à s’insinuer discrètement, dans la salle du fond. Celle où tous les vices sans exceptions étaient de mise. En cet endroit tordu et vicieux, il avait sniffé, sniffé à sen éclater certain vaisseaux visibles dans ses yeux. Ses si beaux yeux bleus maintenant haché de rayures rouges. Nicolaï avait un petit sourire sur le bord des lèvres. De ces sourires qui disent tout sur l’état léthargique de celui que le possède. Mais ce début de nuit aurait été trop simple. Sans encombres ni embrouilles. Tout ceci ne sciait guerre au destin qui nous lie tous. La ruelle embrumée se mit à tourner. Tourner comme une danse, que l’on ne peut arrêter. C’est finalement tout son corps qui se mit à fléchir. Sans que rien ne puisse plus interagir. Il ne contrôlait plus rien. Lui qui n’était plus si loin de son appartement. S’appuyant contre le mur humide. Il ne pu que sentir tout son être s’écraser sous son poids. Ses jambes ne le tenant plus.
    « Outch… »

    Un bruit s’élève dans les airs. C’est lui qui vient de parler. Ses genoux ont heurtés violemment le sol de béton. Ses mains touchent à présent ce même sol froid et sal. Il cherche du regard quelque chose, quelqu’un. Il semble devenir aveugle de tout. Pourtant, une lumière, si vive qu’il en plisse les yeux. Elle parvient dans ses pupilles comme une illumination, un flash. Et, sans maitriser son langage qui n’est plus sien. Il parvient à s’exprimer. Les syllabes se collent les unes aux autres.
    « Un ange… »

    Un ange ? Est-ce vraiment cela ? Ou juste une tête blonde enfoui dans des genoux dans un petit coin. Il ne sait pas. Il ignore tout. Et sa raison n’est plus là pour le guider. En temps normal, il aurait arrêté et peut être même frappé cette insolente qui osait dépasser le couvre feu. Mais ce temps était révolu. Tout du moins, ce soir….

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MessageSujet: Re: Une soirée d'évasion [PV Nicolaï]   Lun 30 Juin - 17:25

    Delilah avait à présent l'étrange impression que le temps venait de s'arrêter. Plus un bruit, ni un souffle, juste le sien. Elle pouvait même entendre son cœur battre modérément sous sa poitrine. Tous les sons semblaient être sous son contrôle et bizarrement, cette sensation lui était agréable. Pendant quelques minutes, le silence était maître et le monde lui appartenait. Mais cette impression fut vite interrompue. Un bruit résonna dans la rue et venu troubler ses sens, la réveillant ainsi de son état second. Une voix plus exactement, mais elle ne pu pousser son analyse plus loin, son état n'étant pas encore apte à la faire raisonner correctement. Elle leva alors discrètement la tête et aperçue simplement une masse de cheveux sur un corps. Un jeune homme à en juger la carrure de l'individu. Il se tourna vers elle et semblait la dévisageait. Son visage dévoilait, elle remarqua immédiatement ses yeux, défoncés et vides. L'état type d'un junkie qui venait d'inhaler une importante dose de drogue. Quelle situation comique. Deux personnes au destin totalement différent se retrouvaient avec la même passion : se shooter. Beaucoup de personnes se serait contenté de cette constatation. Mais Delilah avait été fortement influencé par Kael et son raisonnement philosophe et psychologique avait évolué depuis. C’est pourquoi elle venait à se demander, quel genre de problème pouvait avoir ce garçon pour être tomber dans la drogue. Il y avait forcément quelque chose. On ne se shoote pas sans raison. Si il se drogue, c’est surement qu’il souhaite s’évader lui aussi, mais de quoi ? Ces pensées furent stoppées par la voix presque inaudible du jeune homme en question.

    *Un ange ? Comme c’est intéressant…*

    D’un regard profond, elle plongea ces yeux dans les siens.

    - Oui je suis bien un ange… mais pas n’importe lequel. Avait-elle lancé d’une voix mielleuse.

    Elle s’approchait un peu plus encore pour pouvoir lui susurrer au creux de l’oreille les mots restaient en suspend sur ces lèvres.

    - Ton ange gardien…


    Une lueur sincère et réconfortante brillait dans les prunelles de ces yeux tandis qu’elle s’amusait intérieurement de la scène qui se déroulait. Profiter de la faiblesse des gens pour manipuler. Manière bien déloyal de se comporter, mais qui importait peu aux yeux de la jeune sournoise, tant qu’elle pouvait arriver à ces fins. Un rêve… Voila ce qu’elle voulait qu’il croie, qu’elle ne soit que le résultat de son délire. L’avantage avec les junkies, et elle parle en connaissance de cause, c’est cette difficulté à faire la différence entre l’irréel et le réel et il est facile de se servir de cette faiblesse contre eux. Elle était toujours en train de le fixé, aucune crainte ne se lisait dans ces beaux yeux améthyste, simplement un regard sensible et pure qui ne trahissait en rien ces arrières pensées. Curieusement, elle avait envie de le connaître un peu plus. Elle s'engageait donc entièrement à jouer la carte de la manipulation.
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MessageSujet: Re: Une soirée d'évasion [PV Nicolaï]   Mar 1 Juil - 0:28

    Un sourire, si nous pouvions appeler ça ainsi. Vint doucement s’introduire sur le visage dangereusement mutin du jeune Nicolaï. Ne cessant de fixer ce petit ange souriant, il était au beau milieu d’un rêve. Ou était-ce la réalité ? Cette réalité qu’il espérait tant. Cette réalité qui lui prouvait qu’il avait enfin réussi à atteindre les cieux. Le paradis. Voilà qu’il y était accueilli. Pourtant, son regard bleu azur se mit à voletait de gauche à droite. Il n’avait pas bougé. Ou en tous les cas, pas à sa connaissance. Un petit nœud vint se former dans le creux de ses entrailles. Et ramenant son corps tout entier, pour s’asseoir sur le sol, il se mit à rapprocher ses jambes contre son torse, et serrer ces dernières entres ses bras blafards et taillés de diverses cicatrices. Des cicatrices trahissant son passé, son présent. Et… Qui sait, allait en apprendre sur son futur ? Une mort prochaine, à cause de l’une de ses nombreuses traces qui ne pourront jamais disparaître. Sa petite tête brune se releva doucement du sol, et revint se fixer sur le visage de porcelaine en face de ses yeux. Une image parfaite. Dont il fallait à tout prit garder intact. Il ne devait qu’observer et tenter de garder ce moment eternel. Cependant, rêver, certes, c’est un jeu agréable. Mais n’est-ce pas imprudent ? Il n’en avait que faire. Il ne savait plus, il ne voyait plus. Il était dorénavant une loque humaine. N’ayant plus la capacité de penser, de bouger, de parler. Il était las de vivre dans son néant. Mais cette petite lumière, cet ange gardien venait à lui. Comme par magie. Misérable évasion que voilà. La drogue, perverse et incontrôlable, elle aimait à le faire reluire tout ce dont il désirait, pour finalement lui faire payer le pire des pries. La souffrance intérieure. Celle que personne n’ose affronter réellement. Cette barbarie qu’il s’infligeait finalement lui-même de part ses actes idiots et néfastes à quiconque le connaitrait.
    « Pourquoi dans ce cas m’as tu laissé vivre ? »

    Finit-il par dire, doucement, un tressaillement dans le ton. Il parlait sous l’effet du shoot. Il parlait peut être trop. Toutefois, comment lui en vouloir ? A lui. Mignon petit être sans défense venant de tomber du nid. Oui… Peut être… Mais quel nid ! Ne valait t’il pas mieux qu’on lui arrache la langue tout de suite ?! La bouche pâteuse et les yeux lui brulant de l’intérieur même de leurs orbites. Il ne cessait cependant pas de croire à cette honteuse tromperie. Pourrions-nous dire même fourberie ? La rue était trop calme pour qu’un groupe de surveillance de les surprennent. Et heureusement d’ailleurs… Car comment expliquer tout ceci ? Cette discutions même ? L’heure était tardive, mais l’atmosphère, l’ambiance même du lieu était étrangement bonne, reposante, planante…

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MessageSujet: Re: Une soirée d'évasion [PV Nicolaï]   Mar 1 Juil - 19:43

    Ses yeux brillaient en cette nuit taciturne. Le jeune homme, vulnérable à cette heure, semblait tout faire pour ne pas détacher ses yeux des siens. L'image angélique de la jeune poupée l'apaisait. Rêvait-il d'un monde meilleur ? La question qui suivit ces pensées confirma son doute. C'est à ce moment là que son regard se posa sur son bras, taillé de nombreuses cicatrices, lui révélant ainsi une partie de son passé. Sombre a en juger l’état de son bras. Aurait-il était le sujet d’expériences ? Ferait-il partie de ces jeunes robotisés, créés dans l’unique but d’assouvir les besoins néfastes du gouvernement ? Un sourire malicieux se dessinait discrètement sur le coin de ses lèvres. Elle avait envie de jouer tellement qu’elle s’en réjouissait d’avance.

    - Je ne peux pas changer ton destin seulement t’aider à te guider. N’essaye pas de bruler les étapes. Il te reste des choses à accomplir. Lui avait-elle doucement glissé à son attention, toujours dans un même timbre de voix.

    Elle continuait à l’observait d’un regard cette fois admiratif et curieux à la fois, telle une petite fille avide de savoir.

    - Sache qu'une partie de ton destin dépent de tes actes. Tout le monde peut améliorer sa vie, il suffit simplement de le vouloir.

    Ces mots résonnèrent dans l’obscurité, elle appuyait chaque syllabe, chaque fin de phrase était minutieusement calculé afin que tout puisse enclencher une réaction prévisible de sa part.

    La lune était belle ce soir là, et semblait s’être entrainée dans une danse affriolante avec les étoiles. Simple hallucination ? Dans tout les cas, le spectacle paraissait sublime vu d’en bas et Delilah semblait totalement émoustillée par cette scène. D’ailleurs, ses yeux à présent fixé le ciel avec insistance comme attiré par cette astre lumineux. Elle venait même à se demander si tout cela n’était pas le résultat de son imagination. Même si cette dernière paraissait incroyablement réelle. Après tout, les effets de son shoot auraient pu s’éterniser encore. Elle laissa alors échappait de sa bouche un rire, cristallin, le genre de rire simple et sincère, en aucun cas gênant, juste agréable. A croire que ces moindres faits et gestes sortaient de la perfection même. On peut dire qu’elle était extrêmement douée pour la comédie, l’aspect extérieur autrement dit.
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MessageSujet: Re: Une soirée d'évasion [PV Nicolaï]   Mer 2 Juil - 12:28

    Dans un tel moment, Nicolaï était étrangement inoffensif. Il n’avait plus le monopole de cette violence qui existait en lui. Elle s’était éteinte. A petit feu. Doucement. Sans faire de bruit. La souffrance qu’il éprouvait s’envolait dans les airs tels un papillon venait de naître. Soin visage bien monde dur et concentré était peut être à la limite du doux. Une expression d’enfant mal nourrie, de gosse perdu. Le jeune homme venait de trouver son ange gardien, il était las de tout ce qu’il pouvait s’être passé. Il ne voulait vivre que ce moment si privilégié, intense. Sombre jeu de rôle que voilà. Quand la réalité lui éclaterai au visage. Comment réagira-t-il ? Pourra t’il garder ce sens si aigue des choses qu’il a en cet instant ? Elle ne pouvait pas changer son destin ? Mais le guider plus exactement. Baissant de nouveau ses yeux sur le sol. Et se mettant à essayer de réfléchir. L’affaire était bien loin d’être acquise. Et tout son être, son corps, son esprit, lui ! Etait d’une lenteur et tellement moue qu’il était impossible de réussit quoique ce soit correctement. Même parvenir à observer quelqu’un était un exploit. La nuit tombait avec ravissement dans ce petit côté de la ville. Les lampadaires commençaient à étendre de toutes leurs puissances, cette lumière blanche et fade. Cependant, il n’était pas bien. Il ne se sentait pas bien. Une partie de son destin dépendait de ses actes. Et bien de ce cas…
    « Peut être si je te tuais, je pourrais enfin faire ce que je désire vraiment. »

    Qu’entendait-il par là. Oh… Que de triste et vaine parole. C’était effroyable de le voir ainsi balloter entre ces pensées abjectes, ses sentiments fugaces. Instables, insaisissable. Peut être même lunatique. Nicolaï était plus dangereux qu’un zombie. Certainement. Car avec ce jeune déglingué, on ne pouvait prédire ses actes. On ne pouvait mesurer ses paroles. Et ses pensées sans cesse confuses n’étaient pas un appuie, sur lequel se défendre ou espérer tirer quelque chose de lui… Il se mit à relever ses yeux de défoncé en puissance sur la petite blonde. Mais fut surprit de ne trouver là aucun regard bleu apaisant. Il était situé bien plus haut, dans les nuages, les étoiles. L’univers. La lune était tout ce dont Nicolaï avait confiance. Il disait que c’était elle qui lui avait permise de tenir. Mais qu’entendait-il par ceci encore une fois ? Rien de bien précis et sensé…
    « La lune est une traitresse. Tu ne devrais pas l’aimer… »

    Dit t’il sur un ton lent mais à la fois sûre de lui. Il finit par se hissait tant bien que mal contre le mur. Ne sentant sous son poids, qu’un tourbillon dévastateur. Qui ne pouvait que lui être néfaste, lui aussi. Finalement, c’est sans pouvoir se retenir, l’alcool qu’il venait d’ingurgiter il y avait peu, finit son parcours sur le sol poussiéreux de la petite rue sombre. Des cries de douleurs le prenant. Ou plutôt de convulsions ? Il était affreux de sentir de tel brulure à l’intérieur de soit…

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MessageSujet: Re: Une soirée d'évasion [PV Nicolaï]   Mer 2 Juil - 20:27

    Sur cette terre, Delilah craignait peu de chose. La peur... Bien sûr qu'elle connaissait ce sentiment, mais ce dernier ne semblait plus l'atteindre depuis longtemps. Une fois que tu goûte au plaisir de la drogue, la mort ne fait même plus partie de tes craintes. Delilah aime jouer avec le danger, elle le cherche, et le plus souvent elle le trouve. La mort est pour elle une idée qui la fascine, quitter ce monde... Surement la clef de la liberté tant espéré. C'était impressionnant comme la drogue pouvait minimiser les choses à un point de les rendre totalement insignifiante. Elle voyait à présent toute la folie qui habitait l'homme face à elle dès qu'il avait prononcé cette phrase. Etait-ce une menace ? ou un simple délire dû à son shoot ? Et pourtant, elle pouvait lire toute la sincérité dans son regard. Imprévisible, certes, le " jeu" semblait se compliquer. Une lueur cinglante brillait à présent dans ses yeux, un sourire apparu sur son doux visage, un sourire mesquin, à la limite de la provocation. Au lieu de le radoucir, elle essayait de l'énerver, de le pousser à l'extrême sans pour autant qu'il ne réalise toute la grossièreté de la scène. Elle commença à balancer des phrases en vrac sans prendre le temps de mesurer les conséquences de ces paroles. Chose qui ne la ressemblait habituellement pas. Mais il fallait savoir s’adapter selon la situation et c’est ainsi qu’elle procédait. Les réactions des gens dépendent de tellement de facteurs différents qu’on ne peut pas se permettre de manipuler avec une seule et même méthode. Elle casse forcément un moment ou un autre. Une seul erreur et tu plonges. Ce n’est pas un jeu à prendre à la légère et c’est bien plus compliqué et tordu qu’on ne le pense.

    - Je pense que tu ne sais pas ce que tu veux. En réalité, tu préfères te cacher derrière ta pseudo-personnalité plutôt que d'affronter tes vrais sentiments. Mais au fond, tu n'es pas si mauvais que tu ne le penses. Essaye d'avoir un avis objectif sur toi-même. Quand tu auras vraiment trouvé qui tu es et ce que tu veux, tu seras enfin en paix avec toi même. Et ce mal qui te ronge chaque jour un peu plus, disparaitra.


    Ses yeux n'avaient pas pour autant quitter cette lune, belle et imposante. Elle ne posa son regard sur lui qu'à la dernière phrase qu'il prononça. Celle ci en revanche parue curieusement la blesser. Comment pouvait-on insulter l'astre de la nuit, la reine des étoiles ? Elle ne pouvait comprendre qu'on puisse penser de telle abomination à son égard. L'univers représentait pour elle, tout ce qu'elle pouvait rêver de mieux. Le mystère, la beauté, rien de néfaste et de mauvais. Un monde qui ne subissait pas les conséquences désastreuses des hommes. Elle répondue alors de façon plus implicite encore.

    - Il n'y a rien de plus magnifique que l'univers et ce qui la compose. La terre
    n'est qu'une poussière dans un monde gigantesque.


    Delilah avait parlé avec enthousiasme et d'une sûreté égal au jeune homme. Et depuis le début, elle avait conservé son calme. Quel était les sentiments de cette homme vis à vis d'elle ? Il semblait s’être prêté à son jeu, mais pourtant il arrivait encore à masquer ces sentiments malgré sa faiblesse. Une personne aussi complexe, elle n’en avait pas rencontré depuis longtemps. En tout cas, elle était sûr d’une chose à son sujet. Ce n’était pas n’importe qui. Dangereux et imprévisible à la fois, il était très fort probable qu’il fasse partie des bons éléments de la Corporation. Elle fut une nouvelle fois tiré de ces songes par un bruit fracassant. Le jeune homme venait de s’écrouler sur le sol et une soudaine douleur semblait s’emparer de lui. La jolie poupée le regardait souffrir sans siller. Pour la première fois depuis le début de leur conversation, elle ne savait pas comment réagir. Devait-elle l’aider où se contenter de le regarder se tordre de douleur ? A vrai dire, elle se demandait même comment elle avait pu même hésiter un seul instant. Il était évident que la deuxième option était la plus juste et surtout la plus excitante. Personne ne pourrait lui en vouloir d’avoir laisser crever un pauvre sal*t, même pas Dieu. Ce monde est de toute façon déjà assez pollué par les types de son espèce. Si il espérait la voir bouger, il pouvait toujours rêver. Oh mais ça c’était déjà le cas. Quel dommage.

    - Désolez, je suis écologique
    . Avait-elle répondu sur un ton dès plus ironique.
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MessageSujet: Re: Une soirée d'évasion [PV Nicolaï]   Ven 4 Juil - 23:39

    Eprouvant à cet instant de profonde solitude, juste une envie de hurler. Il était là, le corps plié, contre un mur hideusement sale et humide. Le jeune Nicolaï semblait se vider de ses entrailles. Et ce qui pouvait passer dans sa gorge pour venir s’écraser sur le sol, le brulait littéralement de l’intérieur. Odieuse souffrance, agonie lente. Il haïssait de plus en plus sa petite vie de camé. Les convulsions se calmèrent, et il pu enfin prendre conscience de ce qu’avait fait, ou plutôt, n’avait pas fait son petit ange. Gardien ? Les mains toujours agrippées au mur, et le regard sur le sol. Il soufflait doucement pour reprendre son souffle et surtout ses esprits. Etrangement, il se sentait légèrement plus connecté au monde des vivants. Bien que sa tête soit lourde et sa matière grise encore en bouillie. Il pouvait dorénavant réfléchir ne serait-ce qu’un minimum. Le petit chaton allait t’il se transformer en dangereux tigre ? Sans prendre la peine de répondre, mais juste écoutant et tentant de soutirer le sens des moindre mots de la belle. Il se mit à mordiller sa lèvre inférieure, signe d’anxiété. L’univers était magnifique ? Aimait-elle vraiment se sentir moins que rien. Juste une particule, et même pas une poussière ? Aimait donc t’elle se dire que tout ce qu’elle pouvait accomplir ou faire n’était en fait que pure égoïsme et sottises ? Se relevant, et portant son corps sur ses jambes tremblantes encore. Il s’appuya sur ce même mur qu’il avait pu admirer d’en bas. Et doucement, sans faire de gestes brusques, se mit à observer la demoiselle blonde juste à côté de lui. D’après ce qu’il voyait maintenant. Et voir n’était à ce moment pas une mince à faire, elle ne devait pas être âgée. Soit, une quinzaine d’années. Dure réalité que voilà. Malgré que tout autour de lui ne soit que brume et brouillard, la demoiselle semblait être bien réelle quand à elle.
    « Tu es si jeune… »

    Finit-il par lâcher sur un ton de voix neutre. Sans sentiment, juste une constatation rapide et directe. Non réfléchie, sortant aussi vite qu’il l’avait pensé. Une douleur lui éclata dans le fin fond du crâne et le jeune tueur se mit à coller ses mains osseuses devant ses yeux. Gémissant doucement pour ne pas effrayer sa nouvelle petite poupée. La lune éclairée avec audace cet instant magique. Mais qui, pour le jeune homme semblait plus proche de l’enfer lui-même. Se défoncer était une chose, mais trop de mélange était à éviter… Vraisemblablement, il ne l’avait pas encore comprit, ou il faisait quelque test sur son corps déjà endolorie. Serrant les dents et laissant apparaître une musculature plus prononcé de sa mâchoire. Il était à la limite d’arracher des mèches de sa chevelure brune en bataille. Il était affreux de voir à quel point de si petits plaisirs puissent se retourner aussi brutalement contre lui. Essayant de se reprendre le plus dignement possible. Evitant de croiser son regard bleu transparent, avec celui de son petit ange juvénile. Il n’avait pas envie que quelqu’un le voit dans cet état. Il était horriblement gênant de se retrouver en position d’infériorité pour ce tueur née.
    « Il faut que je rentre chez moi. »

    Nicolaï ne dit rien d’autre. Seule phrase qui pu sortir de sa fine bouche d’ordinaire si arrogante. Cependant, voulant rentrer chez lui, il ignorait que pouvoir le faire seul serait un fait impossible. Bien que l’envie ne lui manquait pas. Admirer l’immensité de l’univers était un hobby qu’il faisait. Mais une fois dessaoulé. Certes, shooté. Mais ceci… ne l’était t’il pas toute la journée ? Demander de l’aide dans ce cas. Pourquoi si cette jeune demoiselle était son véritable ange gardien, elle ne l’aiderait pas à conserver l’écologie de cette misérable ville forteresse, en l’emmenant vomir ses trippes dans un toilette à cet effet ? Les gémissements au loin des non vivants s’insinuèrent sournoisement dans sa tête. Raisonnant de toutes leurs faibles puissances sur les parois suintantes de son crâne en souffrance. Un remit ses mains sur ses cheveux et les agrippa avec force et détresse. Une légère grimace apparue alors sur son visage d’ange. Et sans pouvoir d’avantage se retenir. Il se mit en marche. Il avança d’un pas, puis d’un autre. Prenant son rêve pour une réalité. Il laissa le mur qui jusqu’à maintenant le soutenait, pour se confronter au vide et la gravité. Trois, quatre, cinq. Il n’en fallut pas plus pour le voir chuter. Les genoux vinrent éclater le sol avec violence. Mais étrangement, sous l’effet de l’héroïne qui n’naviguait dans ses veines, il ne sentit pas la douleur immédiatement. Demain allait être une dure journée. Et malheureusement pour lui, celle ci était loin d'être terminée...

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MessageSujet: Re: Une soirée d'évasion [PV Nicolaï]   Lun 7 Juil - 0:19

    Une mélancolie latente émanait soudainement de la jeune fille. Désarmée, prise au piège dans son propre jeu. Les ennemies de son enfance ressurgissaient brusquement. La haine, l’amertume, un gout amer au bout de ses lèvres. La profonde et irrésistible envie de détruire quelqu’un, de le détruire physiquement et moralement. Plus aucuns sentiments altruistes visibles, juste de la vengeance et du mépris. Les défauts de l’homme qui ressortent dans toute sa splendeur. Une petite fille, oh oui si jeune, mais plus une seul trace d’insouciance et de naïveté sur son visage. Elle grandit, elle devient ce que tous finisse par devenir un jour ou l’autre ; Un monstre, impassible et destructeur. Que de tristesse et de pessimiste pour l’avenir des jeunes, qui subissent sans le savoir les erreurs commises par leurs ancêtres. Une réalité que beaucoup refuse de reconnaître, comme cette jolie poupée aux cheveux d’or, qui semble croire que tout peut évoluée avec le temps et la volonté. Refusant de voir qu’elle était devenue comme eux, en choisissant les drogues. Un beau jour la dure réalité éclatera, alors la petite fille s’éteindra et un espoir de plus s’envolera… Les gémissements du jeune homme l’apaisaient, le visage satisfait, elle regardait la pauvre « victime » se tordre de douleur. Pas un sentiment ne survolait son regard, simplement une joie peu commune et malsaine. Tous finisse par payer de leurs pêchers et cela d’une manière ou d’une autre. Une constatation, aussi bien réconfortante qu’effrayante. Il demandait à présent à rentrer chez lui, mais Delilah n’en n’avait aucune envie.

    *Reste, petit. Pourquoi partir au moment où on s’amusait le plus ?... *

    Elle l’observa, d’un œil attentif et discret à la fois, une profonde pitié venant s’ajouter au gout amer de la vengeance. Il réussit miraculeusement à accomplir quelques pas, pas que Delilah ne manqua pas de compter avant l’inévitable chute. Que de sournoiserie et de sadisme dans le comportement traitreusement inoffensif de la jeune fille. Elle s’approcha alors de son supposé petit « protégé » et s’installa calmement près de lui. Toujours d’une quiétude affolante, elle sortit de sa poche une feuille slim, puis du tabac, et s’embarqua dans la préparation minutieuse d’un joint. Elle savoura chaque minute qui suivit, le joint au bec. Toute l’attention portée sur l’univers. Les restes de cocaïne qui coulaient encore dans ses veines dédoublèrent les effets habituellement anodins du joint. Tout autour d’elle semblait se déformer, ces pensées se troublèrent au fur et à mesure que le temps passait. L’état critique de son compagnon ne lui faisait pas plus d’effet qu’avant, c’était même à peine si elle lui trouvait quelques choses d’anormal dans son comportement. D’un regard perdu mais simpatique, elle tendit son joint à son nouvel « ami ». Elle essaya de parler mais les quelques mots qui sortirent de sa bouche n'avaient pas beaucoup de sens, et pouvait être interprété de différentes façons. C'était seulement quelques bribes de ces pensées déballés à un parfaite inconnu, un inconnu qu'elle détestait.

    - J'ai toujours voulu partir ailleurs ou bien tout changer mais je ne peux pas, je crois.

    A présent, des larmes coulait sur son visage d'ange.
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MessageSujet: Re: Une soirée d'évasion [PV Nicolaï]   Jeu 10 Juil - 0:53

    Autour de Nicolaï ? Tout n’était que profond et triste néant. Il n’arrivait à voir que de petites brides de son environnement. Ses jambes, qui jusqu'à maintenant l’avaient aidé dans d’incalculables situations, finissaient traitreusement à lâcher. Oh. Il haïssait cet endroit, il haïssait ce moment, il haïssait cette fille. C’est à ce moment étrange et léthargique qu’il en prit pleinement conscience. La douleur due à la chute ne se fit cependant plus attendre, montant insidieusement de ses genoux pour venir grimper, tel de redoutable serpent, autour de ses cuisses, puis ses hanches, son bassin. Pinçant ses lèvres et tentant d’oublier et de se convaincre que la douleur n’est rien. Il détourna la tête sentant l’approche incertaine de son petit ange sadiquement adorable. L’air froid et redoutable semait maintenant le trouble dans cette soirée outrageusement lente et somnolente. Les moindres bruits, les moindres fracas se répercutaient comme un vrombissement de moteur dans son petit crâne endolori. Les pas, fut t’il doux et silencieux de la demoiselle aux cheveux dorés, n’était là que pour accentuer ce concert terriblement douloureux. Les yeux bleus vifs et pourtant si embué de ce cher petit tueur essayait inlassablement de capter, ne serait-ce que superficiellement, les détails du visage de la jeune beauté. Quelque chose, un roulement, un mouvement. Une action brève qu’il ne connaissait que trop bien, qu’il n’expérimentait que trop souvent. Vint enfin se fondre dans cette atmosphère délicieusement subjective qui se déroulait sous ses yeux amèrement vides. Ce petit bout de papier, ce petit rouleau de fumette. Voilà qu’il avançait, avançait encore et encore vers son visage. Comme une reflexe, une habitude. Il le fit glisser ses doigts autours de se trésors, de ce trophée. L’amenant sans même réfléchir, à ses lèvres fines et rougies. Il absorba cette parfaite fumé. Transcendant ses poumons, son esprit. Rien n’était meilleurs que cette chaleur mortelle se rependant dans son corps meurtri. Mais le malaise revenait. Alors le plaisir fut vite gâché. Il laissa le fin tube au bon vouloir de l’angelot triste. Triste pourquoi ? Son attention se fit plus prononcée. Il en oublié presque tout ce qui pouvait exister. Des goutes d’eaux ? Des larmes… Un ange qui pleure n’est qu’un imposteur. Non ? Cependant il ne dit rien. Il se tut. Et écouta la voix mélancolique et cristalline de cette petite créature. Maintenant il comprenait. Un peu. Ce n’était pas un ange. Tout du moins pas comme il le pensait. Mais dans ce cas pourquoi lui avoir laissé croire ? Il ne pouvait le savoir en cet instant. Rien n’était vraiment clair. Mais sa parole était toujours là, bien présente et ne demandait qu’à pouvoir exprimer sa haine. Son amertume.
    « Tu peux accomplir ce que tu veux. Rien n’est impossible. Je crois… Je pense. J’ignore ce qu’était ce monde avant, mais j’espère que toi, tu pourras le revoir un jour. »

    Se rapprochant de la petite colombe. Il la prit posément dans ses bras. Comme si ce petit bout de femmes aurait pu être l’une de ses sœurs. L’un de ses enfants issues de son enfer, qui n’arrivait plus à surmonter tout ce chaos. Il se rapprocha encore, pouvant sentir son frêle petit organisme contre son corps chaud camé jusqu'à l’os, et sa petite tête blonde contre son torse. Ses bras entourant ses épaules, elle pouvait pleurer autant qu’elle le voudrait, après tout, qui les verraient ?

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MessageSujet: Re: Une soirée d'évasion [PV Nicolaï]   Sam 12 Juil - 1:02

    Son corps tout entier n’était à présent que frêle et vulnérable. Encore une fois, la drogue avait été plus fort que le reste. Sans qu’elle ne réalise, elle avait perdu la partie. Tout signe de manipulation avait disparu sous les effets inévitables des substances ingurgitées. Ainsi ses sentiments les plus profonds étaient dévoilés au grand jour malgré elle. C’était comme ci elle avait perdu tout contrôle de son corps, comme ci la face caché de sa personnalité avait pris le dessus sur elle. Les larmes n’en finissaient pas de couler sur ses joues, les yeux rougies, son petit cœur frêle était blessait sans qu’elle ne sache encore la raison. Elle observait son nouveau confident, qui paraissait soudainement plus attentif, voir même attentionnée vis à vis d’elle, de cette petit poupée en peau de porcelaine. Lui aussi avait succombé au désir et à la tentation, agissait-il uniquement sous l’effet de la drogue ? Un sourire, toujours des plus cristallins se dessina sur les lèvres de la jeune fille. Ses jolis yeux se posèrent alors sur lui, sur cette étrange personne qui se tenait à côté. Mais cette fois ci, elle prit bien le temps de le regarder plus en détail encore, comme ci elle le voyait pour la toute première fois. Les traits enfantins sur son visage, l’apparence aussi fragile que la jeune fille, bien peu de différence avec le visage angélique de la jeune Delilah. Elle ne pouvait imaginer qu’un tel personnage puisse être le genre de type qui avait tué ses parents. Et pourtant elle était bien placé pour savoir mieux que quiquonque que l'apparence ne comptait pas. Mais pour une fois, elle aimerait pouvoir penser le contraire. A ces pensées, elle détourna son regard du sien et fixait à présent le sol. Ce sol qui reflétait parfaitement ce qu’était devenu ce monde ; Froid, dur et sale… Il avait suffit d’une simple phrase, seulement une phrase qui signifiait tellement pour certain, pour elle. Une petite étincelle brillait à présent dans ses yeux. Cette étincelle sur qui on s’accroche jusqu’au bout, le fruit de tous nos désirs. Ce magnifique sentiment qu’on appelle l’espoir.

    - J’espère que toi aussi, tu le verras.
    Avait-elle dit sur un ton dès plus sincère.

    Elle sentait le souffle du jeune homme à quel mètre d’elle se rapprochait doucement. Ces bras s’étant délicatement posés autour d’elle, elle se laissait faire, manifestant alors un soudain besoin d’affection. Ces deux corps entremêlaient l’un contre l’autre, elle avait l’agréable impression de se sentir protégée de tout. Comme un frère qu’elle n’avait jamais eu, un sentiment même encore plus fort que ce qu’elle partageait avec Kael. Situation bien étrange me direz vous ? Enfin, peu importe, seul le moment importait.

    - Il n’y a rien de pire que l’homme dans ce monde. Seule la complicité est belle dans l’esprit des hommes..
    Avait-elle murmuré comme pour elle-même.
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MessageSujet: Re: Une soirée d'évasion [PV Nicolaï]   Mar 15 Juil - 3:05

    La nuit douce reflétait tout le malaise du jeune brun. Ses yeux bleus transperçant telles des flèches argentées, cette soirée aux ombres terriblement meurtrières. Il ne savait pourquoi son corps, son âme, tout son être réagissait de cette manière. Si calme, paisible, apaisé. Lui qui, sans pouvoir retenir ses crises démentielles, ne parvenait jamais qu'à rétablir un calme incertain et tressaillant dans son esprit torturé et violent. Des crises tant refoulées ne souhaitaient qu’une seule et unique chose en cet instant présent. Eclater aux grands jours, bondir furieusement sur quiconque alentour. Pourtant, derrière cette apparence malingre et innocente. Une force sans pareille se dressait face à ces odieuses attaques. Il ne voulait détruire en aucun cas ce moment si précieux. D’une tendresse et d’une détresse maintenant commune. Briser cette rencontre si fragile entre deux êtres perdues et délaissés. Embarqués dans un vice tortueusement vicieux. Que personne n’ose affronter, ou ne peut vaincre. Baissant les yeux, les fermant une fraction de seconde. Il sentait toute la chaleur de la demoiselle se déverser dans ses entrailles. Toutes cette douceur mélancolique envahir ses veines. Pourquoi avaient t’il tous deux réussis à vivre jusqu'à maintenant, alors qu’au final, ils ne souhaitaient qu’une chose. N’avoir rien connu de tout cet enfer insupportable. L’odeur enivrante de la demoiselle semblait le charmer, éteindre sa malade folie comme une cigarette jetée dans une flaque. Il ne la connaissait pas, il ne connaissait d’ailleurs que trop mal tout individu de sexe féminin. Dont les attraits, et le fonctionnement le dépassait dans sa totalité. Malgré tout, en cette toute jeune fille, il ne voyait là que lui. Quelque année auparavant. Nicolaï, petit ange démoniaque, qui, enfin, venait d’être sagement maitrisé. Un instant, une minute, une seconde. Dans son crâne, rien d’autre qu’un large fléau venait de surgir. Avalant toute la noirceur et la rancœur pour n’en laisser que de frêle larmes chaudes s’étaler sur son corps insensible. Espérer que lui aussi voit ce monde insensé, qui ne reviendra jamais. Ce monde que dieu n’avait pas encore oublié ? Pourquoi croire à de pareil sottises ? Parce que ce petit angelot le lui disait, en toute franchise et sincérité ?

    « Ce n’est pas de moi dont il faut te soucier… »

    Ces mots, dans un tel état léthargique étaient invraisemblables. Comment ce camé, ce défoncé à l’héro, à la coke, à tout ce qui pouvait passer. Avait encore la capacité, le don, la chance, de s’exprimer ainsi ? Le jeune Karoff ignorait tout. Ces phrases sortaient d’un naturel aveugle. Demain, peut être que tout ceci ne serait plus que souvenir brumeux et abrupt. Que de vulgaires parcelles de mémoires effacées et inconscientes. L’homme est un monstre. Plus personne n’en doute, tout le monde le sait. Une calamité tombé du ciel, que rien ne semble pouvoir stopper, arrêter. D’ailleurs, lui-même en est un spécimen de choix. Une progéniture parfaite. Un exemple somptueux de cette quête vers la monstruosité. Pourquoi n’arrive t’il donc pas à s’y soumettre. A ne pas penser. Tant de pourquoi, de questions sans jamais de réponses. Soudain, un mot, un nom, arrête son approche furtive vers le néant. La complicité, mais qu’est-ce dont en ce bas et miséricordieux monde. Nicolaï n’a jamais appris tel fait. Son ignorance est partout omniprésente. Le ronge de l’intérieur. Les sentiments pour ce jeune homme n’ont aucune signification. N’ont aucuns sens…

    « L’homme est un monstre, c’est à cause de lui que j’ignore tout de ce que tu me dis. Je ne sais ce que tu veux me faire comprendre. Je suis… »

    Baissant son regard si glacial et envoutant vers le sol. Pour desserrer son étreinte de ce petit corps tressautant. Il finit par mettre ses mains sur son visage, se cachant de tout. De rien. Une honte sans pareille l’envahie. Une souffrance jusqu'alors incomprise de son esprit.

    « je suis désolé… »

    Ne pouvant articuler autre chose. Ne pouvant prononcer qu’une excuse. Comment était-ce possible. Ici.

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MessageSujet: Re: Une soirée d'évasion [PV Nicolaï]   Dim 20 Juil - 23:21

    Plus un seul désir de violence ne transparaissait sur son doux visage. Elle n’avait aucune envie de rompre le charme. Elle ne pouvait pas le lâcher, elle ne voulait pas. Comme ci elle avait peur qu’il se retourne brusquement contre elle. Ces yeux cruels, cette partie de sa personnalité qu’il tentait tant bien que mal de lui cacher… Elle était loin d’être naïve, elle savait qu’elle ressurgissait telle une ombre et s’emparerait de cette partie qu’elle aime tant. Ils étaient comme deux âmes perdus cherchant à fuir désespérément les forces destructrices des hommes.

    - Malgré tout ce qu’ils nous font subir, j’ai foi en l’homme. Je sais qu’il y a du bon dans chacun de nous.

    Elle avait niché sa petite tête contre son torse, désirant plus que tout que cet instant se fige à jamais. Qu’il reste bloquer dans l’espace temporel. C’était comme mourir intérieurement. Un désir profond mais effrayant en même temps. Un sourire, un rictus, apparu soudain sur son visage sali par ces drogues, ces drogues qui détruisent jusqu’à votre dernier souffle. Qui finissent cruellement son travail, pour qu’il ne reste plus qu’une parcelle de votre âme où s’accrocher. Comment une si jeune fille, assaillit de bons conseils, soutenue, puisse être tombée si bas ? Comment pouvait-elle avoir commis l’erreur infaillible ? Est-ce à force de s’attribuer le profit de la faiblesse qu’elle en était arrivée à vouloir s’affaiblir elle-même ? Comme une punition qu’elle s’était infligée pour avoir osé jouer avec l’esprit des gens ? Mais était ce vraiment considéré comme un péché mortel, de s’attaquer à des quasi- monstres ? Tant de question sans réponse, que Delilah ne pouvait que raviver dans son esprit. Nageant dans la confusion totale, perdu dans ce cercle vicieux, elle ne savait plus du tout comment interprété ses sentiments. Malgré tout, une flamme ne s’éteignait jamais dans son cœur. Sa seule et unique raison de vivre, cet espoir qu’elle ne voulait absolument pas briser. Pour Delilah, notre époque suit exactement le même principe que le Moyen Age. Un rapprochement curieux me direz vous, et pourtant bel et bien censé dans l’esprit de la jeune fille. Le Moyen Age est une époque de marche arrière, plus rien n’évolue, et les hommes semblent avoir oublié l’évolution de jadis. Et pourtant, grâce à la volonté des hommes, la Renaissance fait disparaître complètement cette mauvaise époque. Voila ce que Delilah souhaite, comme beaucoup sans aucun doute : La renaissance. Que les hommes choisissent de nouveau la route du droit chemin. Que ces trois mots : « Liberté, Egalité, Fraternité, » reprennent enfin un sens dans ce monde. A présent ce dernier lui cracher des excuses, comment un être comme lui pouvait-il être soudain épris de remords ? Evidement qu'il pouvait, arriver à un tel stade prouvait bien que tout homme pouvait changer. Peut être que le début de sa quête, son espoir, commençait par cet individu. Le destin serait-il enfin de son côté ?

    - Je comprends ta peine. Tu dois surement te demander comment je fais pour rester si optimiste dans un monde qui a perdu toute les notions du verbe « aimer ». Je ne doute pas que la dureté de ton passé t’a empêché de te donner de telle réflexion. Et pourtant, rien que le fait que tu te poses ces questions, prouvent que tu as bel et bien l’envie de résister à cette affront que ces hommes t’infligent. Pourquoi te soumettre, alors que ton esprit te donner l’occasion d’affronter les ennemies de ton passé ?

    L'atmosphère nostalgique, régnant à cette endroit ne semblait plus toucher Délilah qui s'était à présent repris peu à peu. Elle avait parlé d’un ton calme et détendu, son esprit vif semblant se raviver doucement. Ses yeux jusqu’alors dans le vague, s’était soudain mis à fixé intensément le jeune homme. D’une telle insistance, que n’importe qui se serait surpris mal à l’aise. Mais pas lui, il était différent, elle le savait, mais à présent son objectif était tout tracé ; elle voulait plus que tout le faire basculer du bons côté et serait prête à tout pour ce faire.
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MessageSujet: Re: Une soirée d'évasion [PV Nicolaï]   Mar 22 Juil - 0:21

    Ses mains cachant encore ce visage qui n’était que le siens, mais dont il vouait une haine sans pareil. Il ne pouvait que ressentir un reflexe, un mécanique se tordre dans son ventre. Sa gorge se serrer doucement, son cœur se mettre à battre plus précipitamment. Il était odieusement prit de cour. Cette soirée n’était certes, pas comme celle qu’il avait pu ne serait-ce qu’une seule et unique fois vivre. Toutefois, il ne devait pas se laisser submerger de futiles et stupides travers de l’être humains qu’il était. C’était tellement idiot de tomber si bas, de se mettre à ressentir cette chose dont il ignorait le nom, la cause, les effets. Mais qui ne semblait jamais le lâcher et qui, à chaque manifestation le faisait plonger dans une colère noire, dans une folie sans précédant. Pourquoi en cet instant mélancolique et enivrant, il n’arrivait pas à lutter de toute sa hargne et sa rage. Permettre enfin à son corps le libre arbitre dont il aimait disposer et à son esprit psychotique le besoin de reprendre le dessus sur toute chose que son être fragile et vulnérable pouvait posséder. Soufflant et balançant son corps d’avant en arrière. Ses mains dévièrent doucement sur sa tête, sur son crâne. Pour finalement en agrippait des mèches de cheveux violemment. Les arrachant presque de son cuire chevelu. Il devait se concentrer, il devait remanier son esprit pour être aptes à refléter ce qu’il désirait au fond de lui. Reflétait cet homme insaisissable, aux milles visages, fourbe et arrogant. Qui n’était en définitif qu’éblouissant. Bien loin de cet état comateux et profondément seul, qui n’apparaissait qu’une fois chez lui. Dans son lit, dans son fauteuil, sur son sol, dans sa douche. Partout, sauf ici, en présence de quelqu’un d’autre que lui. Se mordant la lèvre inférieure, refoulant des larmes qui ne faisait que s’accumuler dans le coin de ses yeux. Qu’il était dur et pénible de rester solitaire. Pourtant, c’était là sa seule chance de survie dans ce monde en profond déclin.
    -« Je ne veux rien revivre, je ne veux rien voir. Ignorer tout ceci est le meilleur moyen que j’ai trouvé pour rester en vie. Et je ne veux pas changer. Pas maintenant, pas tout de suite… »

    Répétant, rapprochant sons, significations et sens. Rien n’était bien clair dans la tête de ce jeune homme dégénéré, pourtant. Il semblait dire ici la simple et bonne vérité. Quoi de mieux que de s’enfermer dans ce monde artificiel qui n’est en réalité que pure fiction, mais qui donne à qui veut bien le voir, un paradis presque parfait, où l’on retrouve presque automatiquement un bonheur que l’on ignorait encore en nous. Ou que l’on ignorait tout banalement posséder. Se mordant de plus en plus fort et fermant ses yeux bleus presque aussi transparent que l’eau elle-même, pour parvenir enfin à s’isoler de nouveau. A ne plus rien voir comme il le demande, suppliant presque de le laisser ainsi. Triste portrait que voilà, de ce membre de la Corporation, aussi époustouflant que respecté, qui, en réalité, n’est qu’un pauvre jeune homme perdu dans l’infinité de son être torturé. Les dents enfoncées dans sa chair, se mirent à craquer la peau fine. Le sang parvenait subitement, jaillissant de ses crevasses avides de liquides. Quelque goutte, à peine. Sur ses lèvres fines et tremblantes. Il ne cherchait et ne voulait pas être sauvé. Du moins, il le pensait. Il le désirait, le souhaitait jusqu'à s’en auto persuader. Comment peut-on changer quelqu’un d’aussi instable et déglingué ? N’est t-il pas impossible de parvenir à cerner ce genre de déséquilibré ? Arrivant, enfin à retrouver une once de dignité. Il finit, au bout de quelque minutes, à lever les yeux rougies par les drogues et les crises, sur son petit ange gardien encore bien là, devant lui.
    -« Tu devrais partir. Disparaître de ma vue. »

    Cette phrase tant de fois dites, finit par sortir toute seule, comme une poésie que l’on récite sans pour autant se souvenir des paroles à l’avance. Son ton avait singulièrement changé. Non plus étouffé et comme paralysé. Mais bel et bien de nouveau dure, froids, avec une légère arrogance étrange et tortueuse. Pourquoi faisait t’il cela ? Voulait t’il vraiment la faire fuir au point de ne plus jamais la voir ? Qu’elle disparaisse de sa vie, la laisse seul comme il l’était autrefois ? Oui… sans aucuns doutes. Il ne voulait pas, il ne voulait croire qu’une autre personne que lui puisse arriver à découvrir quoique ce soit sur son histoire, son passé, son présent. Sur ce qu’il était, sur ce qu’il pouvait ressentir. Il ne voulait qu’être mort, qu’être une pierre intouchable, de marbre. Dont seuls les expressions et les attitudes étaient l’œuvre d’un seul et unique artiste. Cette artiste qui ne faisait que hanter et guider sa vie.

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MessageSujet: Re: Une soirée d'évasion [PV Nicolaï]   Mar 22 Juil - 13:13

    - Je... je ne te comprends pas. Avait-elle réussit à articuler avec difficulté.

    C'était pourtant un comportement à prévoir. Sa toute dernière crainte s'était vraiment réalisée. Il ne voulait pas changer, et pourtant tout laisser croire le contraire. Si complexe, si imprévisible, la seule phrase qu'elle avait pu prononcer n'était que la stricte vérité. Elle n'avait pas l'habitude de ne pas comprendre. Pourtant, face à ce mystérieux individu, elle ne voyait que vide et néant. Elle avait beau accomplir tout les efforts du monde pour se mettre à sa place, elle ne pouvait concevoir qu'il ne veuille pas voir ce monde.

    - Alors tu préfères ce monde artificiel, le refuge de tous les junkies. Tu es faible comme moi et n'importe qu'elle autre junkie. Ne te crois pas supérieur aux autres, ce n'est pas concevable. Une personne digne de ce nom, ne chercherait pas à fuir le monde réel. Il l'affronterait ! Toi tu ne fais que te soumettre. Réjouis toi de mon incompréhension envers ta personne, car c'est ta seule protection.

    Elle découvrait peu à peu avec dédain la seconde partie de sa personnalité. L’égoïsme à l’état pur. Elle avait craché ces mots au plus profond de son âme. Jamais elle n'aurait cru avoir l'audace de provoquer quelqu'un comme lui. Elle sentait pourtant ce regard haineux et froid, qui lui était directement adressé. La peur commençait soudainement à s'emparer d'elle, et elle réalisait tout juste à présent la dangereuse situation dans laquelle elle s'était fourrait. N'ayant plus que ces jambes pour fuir, pourquoi ne partait-elle pas tant qu'il était encore temps? D'autant plus qu'il le lui avait demandé. Mais quelque chose la retenait, une partie dans son cœur venait de se briser et elle ne cherchait qu'à recoller les morceaux. Sans le savoir, il l'entrainait tout droit vers la descente aux enfers. Peu importe les coups, peu importe ce qu'elle pourrait endurer, elle ne voulait pas partir. Simplement subir. Qu'il lui arrache son dernier espoir, les autres s'étaient déjà envolé depuis qu'elle avait vu ces deux parents battus à mort par eux.

    - Tu n'en a rien à faire n'est ce pas ? Tu te fiches de tout ? Alors si c'est vraiment ce que tu penses, tu n'as qu'à me tuer.


    Aurait-elle perdu la raison ? Sans aucun doute. Elle s'affichait devant lui, se plaçant à quelques centimètres de sa personne. Ces yeux brillant, révélant à présent toute sa folie. Elle se jetait dans la gueule du loup, jouant naïvement avec sa vie, qui reposait à présent sur la plus sadique personne qu'elle n'est jamais rencontré. Quelle situation comique, n'est ce pas ? Pourtant ces mouvements ne semblaient plus suivre ces paroles. Son cœur battait la chamade et elle commençait à reculer de quelques pas. Non elle ne pouvait pas mourir maintenant, elle ne voulait pas. Elle n’était pas comme lui, qui n’attendait que ça. Elle aimait ce monde. Elle aimait voir la lune et les étoiles au dessus d’elle. Comment se passait de toute ces belles choses, que seul la Terre possédait ? L’homme n’était rien comparé à la beauté de ce monde. On lui avait donné la vie, pourquoi mourir 14 ans plus tard, par la main de l’homme ? Désirait-elle vraiment le même sort que ces parents ? Non la vengeance criait encore dans toute son âme, et elle n’en avait pas fini avec la Corporation. Elle se battrait jusqu’au bout quoiqu’il arrive … Elle reculait toujours, son visage s’était durci, ces yeux pur ne fixait que lui.

    - Très bien... Adieu.
    Avait-elle finit par lancer en un murmure presque inaudible.

    Elle aurait voulu l'aider, mais elle ne pouvait pas sans son consentement. Des adieux définitifs ? Non, bien entendu. Et elle disparaissait dans la pénombre de la nuit, ne laissant pas à son interlocuteur le temps d'intervenir.

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MessageSujet: Re: Une soirée d'évasion [PV Nicolaï]   Mer 23 Juil - 12:11

    Des questions tournoyaient dans son être informe et déglingué. Que faisait-il là ? Etait t’il vraiment aussi fou que tout le monde aimer le faire entendre ? Il ne savait plus très bien, plus du tout. Nicolaï, petit soviet rescapé de l’enfer, qui n’avait jusqu’à maintenant qu’uniquement réussi l’accomplissement de garder sa vie, d’exercer ce qu’il savait faire de mieux, et s’enfouir dans un enfermement quasi total. Pourtant, aujourd’hui, son adorable camisole avait éclaté, avait lâché son corps tout entier, avait réussi à faire s’envoler son esprit plus loin qu’il ne l’aurait imaginé. Que faire, pourquoi parler de cette manière ? Tant de pourquoi et cependant jamais de comment. Etait-ce si dure de se confronter à la réalité vive et tragique de l’existence humaine ? Sans nul doute que oui. Pour lui tout du moins. Sombre dégradation de ce qu’il avait jusqu’alors imaginé. Lui, redoutable comme jamais, loup enragé et sadique insatiable. Soufflant un moment, de soulagement. C’est finalement un hoquet rapide et incontrôlable qui se prit à l’aimer. Petit rire nerveux et mécanique. Ce rire, cet éclatement de sons et de voix qui ne révèle que l’effroi et la colère dont il est victime. Serait-ce pour se calmer, retrouver un semblant de dignité ou encore de moralité ? Serait-ce pour la faire revenir, ne pas l’apeurer comme il s’était jusqu’à maintenant forcé à faire. Non, rien de tout cela. Karoff était incapable de penser ou de comprendre l’un de ses semblables. Souriant à pleine dents, riant à gorge déployée. Perdait-il la raison ? Etait-ce dû à une explosion soudaine d’énervement, d’agacements. Un mélange de tout. Et de rien. Essayant vainement d’articuler dans la sombre lueur de cette soirée déchaînée, quelque mot, formant une phrase sans intérêt. Ou presque.
    « Pourquoi… Te sauves-tu si vite ? As-tu donc si peur de la réalité, toi aussi ? »

    Soufflant de nouveau, en ne pouvant s’empêcher de pouffer par la suite. Il était à terre, comme un vulgaire mendiant, comme une vulgaire bête de foire. Et ne s’en inquiétait nullement. Non, seul, dans le reflet imperturbable de cet astre sans nul doute aussi ignoble que merveilleux. Aimant à se délecter de la furie humaine et de ses multiples travers. Essayant de relever son corps en ruine, cet organisme qu’il vouait à la destruction totale. Il s’appuya, doucement, sur ses mains, puis ses genoux. Mais trop de douleur musculaire l’envahir rapidement. Serrant les dents, n’émettant aucun son. Il était fascinant de voir à quel point l’on pouvait refouler sa souffrance. Finissant, en s’aidant d’un mur, sa monter vers le ciel. Ou juste vers une stabilité plus propice à l’homme. Notre petit ange finit par avancer, toujours se sourire mélancolique et instable dans la bouche. Les yeux si bleus et clairs, effrayant au possible dans la pénombre qui ne les faisaient qu’apparaître tels des creux sans fonds. Un pas engourdi se met en avant. Puis un autre avec une difficulté flagrante. Qu’il aurait aimé être chez lui. Ainsi, il n’aurait qu’eu le besoin de tirer négligemment un vêtement, une couverture… Et se laisser somnoler sur le sol froid et hostile de son appartement. Etait t’elle vraiment partie ? Ne rêvait t’il donc pas ? Trébuchant légèrement, mais s’appuyant toujours plus fort contre ces briques, ce béton, qui en devenait son plus proche ami. Il se mit à mâchouiller sa lèvre, sa lèvre qui se mit alors à saigner agréablement. La souffrance ne parvenait pas encore à sa tête, à la connexion que faisaient ses neurones. Tant mieux ? Qui serait le dire. Un gout amer et ferrailleux envahissant sa bouche fine et médicamenteuse. Nicolaï leva la main, et constata avec grand étonnement du fait accomplie. Ce liquide pourpre et tellement commun à sa vision du monde. Réveillant tant de souvenirs égarés dans sa mémoire en pièces détachées. Tapotant légèrement son pantalon, espérant y trouver un secours quelconque. Une aide précieuse dont il aurait besoin dès à présent. Invention sans conteste ingénieuse. Un petit outil se faufila entre ses doigts osseux et dangereusement habile. Un téléphone, comme il n’y en avait que trop peu en ce bas monde. Plissant le regard, pour espérer en détecter des touches. Voilà qui était fâcheux, ses yeux de camé ne lui permettaient nullement d’en trouver le bon sens. Appelant le dernier numéro qu’il avait composé. Cela ne servait à rien. Sauf joindre son dealer préféré… Laissant glisser l’appareil, comme soudainement handicapé, perdant sa motricité. Le portable éclata sur le sol, sans se disloquer pour autant. Etait t’il si loin de chez lui ? Il devait réussir à penser. Réfléchir ne serait-ce qu’un seul instant. Non, biensur que non. L’endroit d’où il sortait n’était qu’a une rue de son logement. Il n’était pas stupide. Il savait que lorsqu’il sortait de ce genre de lieux de vices, il n’était pas en état. Prenant son courage à deux mains. Ou tout du moins, ce qu'il en restait. Se souvenez t'il seulement que 5 minutes plus tôt, voir moins, il discutait avec une petite blondinette, dont l'identité manquait encore à l'appel?
    Avançant de ce pas chancelant, de cette démarche chaotique. Lamentable devait être ce qu'il pensait de lui. ce qu'on pensait de lui. Cependant, personne n'était encore là. Si? Personne pour l'observer, l'épier.
    [tiens la suite]

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Une soirée d'évasion [PV Nicolaï]

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