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 Un peu trop tard le soir... [LIBRE]

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MessageSujet: Un peu trop tard le soir... [LIBRE]   Lun 16 Juin - 12:41

Il devait être environ cinq heure de l'après-midi lorsque Stevan décida de quitter son appartement pour faire un dernier petit tour en ville. Profiter des rayons du soleil s'effaçant au loin comme si un voile doux recouvrait l'astre diurne. La jeune fille avait revêtu un petit gilet de couleur noire pour ne pas être surprit par le froid qui pouvait tomber très vite. Elle prit aussi son appareil photo dont elle passa la lanière autour de son cou. Elle descendit tranquillement, son lecteur de musique dans la poche et les oreillettes dans les oreilles. Elle adorait la musique, bien que ce ne soit que des vieilleries qu'elle avait gardé précieusement.

La jeune Allemande chantonnait à voix basse les paroles qu'elle connaissait par cœur. Just My Imagination des Cranberries. Tout le monde connait cette chanson qui datait de bien longtemps déjà ! Stevan a toujours adoré ce groupe des années dix-neuf cent. Et dire qu'elle les avait encore sur son lecteur... Enfin, elle marcha quelques rues puis rejoignis la Statue de la Liberté. Elle adorait ce monument qui lui redonnait l'espoir qu'un jour le monde puisse changer, redevenir comme avant. Pour elle, ce gouvernement d'hypocrites avares et sans gènes n'étaient vraiment pas fait pour durer. Répression et oppression, ce n'était pas une vie. un monde de propagande et de mensonges colossaux déversés dans le journal et à la télévision, tout ça, ce n'était qu'un cauchemar.

Parfois, Stevan se demandait si ce n'était pas mieux pour elle de rejoindre les Pilleurs. Cela dit, elle savait qu'elle n'avait rien à leur apporter. Faible qu'elle était, jamais elle ne serait capable de combattre l'ordre installé. Elle ne sait pas mentir, se cacher peut-être mais une vie dans les égouts c'était comme donner raison au gouvernement, se plier à leur pseudo puissance. Mais rester comme Stevan, révoltée à l'intérieure mais les bras croisés à l'extérieur, ce n'était pas bon non plus. Quoi que ne donner aucune raison aux autres de la punir était une façon plus ou moins peu honorable de se défendre. De toute façon, elle n'avait que ça... Se laisser porter par le courant était la seule solution que la jeune blonde avait trouvé pour survivre correctement.

Enfin correctement... Son salaire de journaliste n'était pas des plus grands et l'état de l'immeuble qu'elle habitait n'était pas non plus des plus conformes. Cela dit, tant qu'elle parvenait à se nourrir, se loger, se blanchir et travailler, Stevan se sentait plus en sureté que s'il lui manquait un de ces critères. Mais le jour où elle touchera le fond, peut-être se résoudra-t-elle à la résistance. La résistance... Elle en rêvait toutes les nuits. Même debout, face à cette dame qui ne se fatigue jamais de tenir avec fierté la flamme de la liberté. Une flamme que Stevan aurait bien voulut raviver. Mais pour le moment, elle se contenta de sortir de ses songes pour se saisir de son appareil photo pour photographier la Statue. Elle était belle, trop belle. Une idéale pour beaucoup de personnes...

Stevan s'assit après avoir prit une dizaine de photos. Elle contemplait silencieusement la Statue lorsque retentit l'alarme du couvre feu. Mais la jeune fille était comme déconnectée du monde. Lorsqu'elle se 'réveilla' l'Allemande regarda de part et d'autre d'elle. Personne. Tout ce qu'elle vit fut un chat noir qui courait après elle ne sait quoi. Son cœur se mit à battre très fort. Elle se mit alors à courir vers une ruelle reculée afin d'échapper aux forces de l'ordre qui rodaient dans le but de trouver ceux qui trainaient dehors après le couvre feu. Affolée, Stevan marchait d'un pas rapide. Elle se retourna pour voir si elle n'était pas suivit puis se tourna devant elle. A cette instant, elle percuta quelqu'un. Elle recula de trois mètres environ.
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Heathcliff Fletcher

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MessageSujet: Re: Un peu trop tard le soir... [LIBRE]   Lun 16 Juin - 19:52

Le petit brun avait dormie la journée entière. Le couvre feu était son humble réveil. Pour lui, le jour était comme un ennemi qu'il fallait combattre sans faillir. Un dangereux combattant qui ne faisait ni plus, ni moins avancer le temps à l'infini. Lui, il n'était là qu'un misérable jouet. Et c'est certainement ce qui l'affolait, voir le perturbait. Comme à son habitude, il ne prit même pas la peine de regarder le visage de ce maigrichon ébouriffé qu’est le siens. Il ne connaissait que trop bien cette mine mélancolique et défoncé, qu'il semblait vouloir oublier. Il aurait aimer pouvoir disparaître à jamais. S'éteindre comme beaucoup d'autre avant lui. Seul, sans souffrance, sans tristesse. Un nœud vint lui tordre les entrailles. Il était dans sa petite salle de bain. Les mains sur les rebords des lavabeaux. Il attendait, réfléchissait. Courbé, sans bouger. Il haïssait tout le monde. Et peut être même lui en particulier. Dans un élan de rage, une crise parmi tant d'autre, il explosa littéralement le miroir reflétant son visage d'ange. Un bruit métallique et mélodique parcouru la pièce. Du sang s'écoula rapidement de sa main. Il sourit ironiquement. Son calme venait d’être retrouvé. S'emparant de ses vêtements qu'il enfila sans prendre grand soins. Les converses à l'entré l'attendant sagement tel un chien attendant son maître. Il y faufila les pieds et disparu subitement dans la nuit noire.

Il n’avait pas de travail précis à effectuer en cette soirée chaude et engourdissante. Et personne, ou presque, ne pourrait lui faire du mal. Marchant d’un pas détendu, il était seul au monde et adoré ça. De temps à autre, le jeune Nicolaï remarqué qu’on le fixé, mais un regard vif et violent paraissait suffisant pour découragé ses sbires. D’ici ? On ne pourrait croire qu’il soit d’un haut grade, et qui plus est dangereux. Et pourtant… Les apparences sont si trompeuses. S’agrippant nerveusement une touffe de cheveux, le jeune homme continuait inlassablement à déambuler dans la ville déserte. Ou presque ? De loin, des gémissements plaintifs se faisaient entendre. Toujours les mains sur la tête, on aurait pu le croire totalement à l’ouest. Dans son monde. Finalement, quelque chose. Ou quelqu’un ? Vint le sortir bien rapidement. Voir trop rapidement ? De sa douce rêverie macabre. Il baissa ses yeux azur, pour les poser sur ce qui pouvait se trouver en face de son être. Il n’en vu qu’une tignasse blonde, presque blanche. Bloquant quelque instant sur sa trouvaille. Il afficha bien vite un sourire aux allures machiavélique. Attrapant d’un geste sec et brutal le bras de la demoiselle. Sa main abimé par le coup de tout à l'heure ne lui faisait pas mal. Pourtant du sang se déversa légèrement sur la peau de la demoiselle. De fines entailles s'étaient réouvertes. Pourtant il pensait à serrer un peu plus son emprise, ce qui aurait pu avoir les os cassés. Il finit, sans même attendre une réflexion de sa part, à lui dire d’une voix tout à fait naturelle. Une voix de sonorité moyenne, mais bien loin d’être rassurante pour autant.

« Une femme dans les rues, à cette heure. Je devrais vous envoyer aux autorités qui ne sont que trop proche de nous. »

La fixant d’un regard glaciale. On ne pouvait rien y lire. Plaisantait t’il ? Etait t’il réellement sérieux ? Etait-ce véritablement un cinglé sorti d’un asile il y a peu ? Non… Mais presque.

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MessageSujet: Re: Un peu trop tard le soir... [LIBRE]   Lun 16 Juin - 21:01

Comme tout le temps, elle avait courut. Courir était devenu l'une des ses armes, mais pourtant elle détestait ça. Fuir à la moindre inquiétude. Quelle vie ! Dans ce monde, il fallait faire face au danger, à l'étouffement permanent qu'exerçait le gouvernement sur la population. Enfin, Stevan avait eut tellement peur qu'elle avait toujours une oreillette dans son oreille droite. Celle de gauche l'avait quitté depuis longtemps et pendait sur son épaules où l'on voyait glisser son gilet noir. Elle avait reculée mais ses poignets étaient tout de même prit au piège. Les mains de l'inconnu étaient comme des étaux. Elle sentait que ses os allaient craqués s'il serrait plus fort encore.

Une femme dans les rues, à cette heure, l'inconnu poursuivit en la menaçant de l'amener aux autorités qui n'étaient pas bien loin. Il était grand, certainement une tête de plus que la jeune fille. Il avait de profonds yeux bleu lagon qui brillaient. Son air moqueur et en même tant noir n'inspirait vraiment pas confiance à Stevan qui, le visage soudainement transformé par la peur et l'inquiétude, tentait d'échapper à la forte emprise de l'homme aux cheveux bruns. Elle tirait pour s'évader mais il la serrait fort, trop fort pour que de sa petite force, la jeune Allemande puisse s'en sortir.

Stevan se demandait comment elle avait put se débrouiller pour rater le couvre feu. D'accord, la musique de son lecteur de musiques était très forte mais tout de même, les haut-parleurs de la ville résonnaient très bien. Et puis le ciel qui s'assombrissait ne passait pas non plus inaperçu... Enfin, elle s'en voulait d'être sortie de chez elle ce soir. Cela dit, elle ne se voyait pas dire à l'homme oh excusez-moi, j'ai dépassé le couvre feu, il faut vite que je rentre chez moi, on s'appelle hein ? Et partir les mains dans les poches. Non, c'est vrai qu'elle le prendrait en photo avant de partir...^^ Bref, elle n'avait vraiment pas eut de chance sur ce coup... Un peu comme sur tous les autres...

Les sentiments ont beaux créer le courage passif et la philosophie le courage passif, même en ayant été dans le péril une fois dans sa vie, à cette instant, dans cette rue sombre et retirée du monde, Stevan ne pouvait témoigner la moindre marque de ce courage. Pourtant, elle pouvait en avoir. Mais pourquoi pas là ? Pourquoi reste-t-elle sans voix ? La peur comme seule amie dans ces moments, la jeune fille savait que de toute façon, ça haine n'était pas plus dangereuse que son amitié. Trop de refoulement a fait que même à cet instant, alors que beaucoup d'autres se seraient risqués à faire du mal, Stevan se contentait de se débattre. Pourtant elle savait très bien qu'elle ne pouvait pas affaiblir l'emprise de l'inconnu.
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MessageSujet: Re: Un peu trop tard le soir... [LIBRE]   Mer 18 Juin - 15:24

Le sourire aux bords des lèvres, mais les yeux toujours aussi distants, peut être même ailleurs ? Il la fixait, impassible, sans faille. Il ne savait même pas quoi penser à regarder ce petit chat blanc se débattre de la sorte. Un brun sadique ? Certainement. Mais pourquoi ne pas s'amuser un peu quand on a le dessus ? Le jeune brun aux yeux azur finit dans un mouvement furtif mais pas moins sauvage, par lui agripper le cou tout en relâchant sa prise sur l'un de ses poignets. Elle la força par ce geste à relever la tête et ainsi, lui permettre de mieux le regarder en face. Il voulait lui aussi voir cette petite frimousse apeurée. Amusante scénette. Mais tellement dramatique à la fois...
"Tu n'as plus de langue ? "

Lui dit t'il sur un ton railleur en enfonçant son regard maniaquo- dépressif dans le siens effrayé sans aucun doute. Il voulait la lâcher, mais cela impliquerait qu'elle parte en courant. ce qui, franchement, ne serait peut être pas la meilleure des chose à faire. De un, car il n'avait pas le droit de la laisser partir. De deux, parce que... Elle pourrait très certainement tomber sur pire que lui. Ah oui ?! Soufflant d'un gout amère vers le ciel, il laissa voguer son visage dans les rayons blancs argentés de la lune. Sa chère amie. Il ne prêtait plus vraiment attention à la souris coincée entre ses griffes. Non, elle pourrait lui faire regretter son geste. Une ouverture ? Rien n'était bien moins sûre. car il pourrait alors s'avérer plus... Direct ? drôle de petit jeu qui allait se dérouler en cette nuit tiède.
L'esprit du jeune Nicolaï était tortueux. Il n'était pas fiable. Il était insaisissable. ne coup de vent dans une allée noire. Rien ne pouvait prévoir ses gestes. Rien ne pouvait laisser deviner son être. Il devait être effrayant. Mais sa bouille de gamin lui laissait passer quelque erreurs. Quelque colères. Enfin... Pour la plupart des gens. Cette jeune femme en ferait t'elle partie ? Ou finirait t'elle par lui faire comprendre sa douleur, lui faire comprendre à quelle point elle n'allait pas se laisser marcher dessus.
La vie était parfois étrange. Une soirée tout à fait ordinaire, qui tournée pour certaines personnes, dans un cauchemar éveillé et pour d'autre, sans une tombée aux enfers précoces. Douce rêverie que voilà. Seul la lumière aigre de l'astre de la nuit pouvait laisser distinguer les deux jeunes gens dans cette ruelles. Et seule elle pourra observer avec délectation la suite de la sinistre rencontre.

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MessageSujet: Re: Un peu trop tard le soir... [LIBRE]   Mer 18 Juin - 21:08

Ce sourire, un soupir. Que pouvait-il lui arriver de pire ? Une envie ou simple lubie ? Stevan ne savait même pas de qui avoir peur. De l'homme ou ce regard, ce visage pourtant enfantin, doux et expressif. Ces beaux yeux azurs qui reflétaient la délicate luminosité de la lune argentée de cette soirée. Elle apparaissait là comme la reine du firmament. Une reine d'une nuit, une nuit qui arrivait à grands pas. Elle n'attendait pas que les âmes soient libérées, elle préfère les observer dans leur lancée. Un ciel maintenant étoilé, seul compagnie autre que cet inconnu. Que voulait-il ? Un geste, il la prit par le cou pour lui faire lever la tête. La blondinette ne pouvait lutter. Elle le regarda de ses petits yeux que l'ombre voulait foncés. Pourtant grande fille, Stevan était apeurée.

Sa langue, elle l'avait, la parole, c'était à négocier... La lâcher, il est à confirmer qu'elle s'en irait. Une ouverture vers la liberté, bête est celui qui laisserait passer cette opportunité. Être relâcher, pourquoi ? Être attrapée au second coin de rue par un intégriste conformiste au règles établis par le gouvernement sur ce pauvre et misérable couvre-feu qu'elle n'avait dépassé que depuis... Longtemps déjà... L'heure passait vite. Le temps tue le temps. Il est impossible de l'arrêter, ni de l'accélérer. Il fait s'aller les choses sur un rythme auquel on doit se calquer, se conformer. Une référence que les douleurs de la vie gardent en toute ignorance. L'innocence d'une fatalité écrite et dictée. Dramatique historique qui nous lance ses piques.

Le temps d'un souffle et tout s'écroule. Mais celui de Stevan seul ne fera jamais le poids... Laissez-moi partir ! Rien ne servait de s'écrier un appel au secours, elle est en tord. De plus, elle est une femme, les femmes n'ont pas de libertés. Du moins, moins que les hommes. Pour une histoire de natalité, Stevan voudrait leur cracher la vérité. L'égalité, oubliée... La solidarité, balayée... Aimer, ce n'est plus qu'un mot dont la définition se résume à un sentiment ressentit par deux individus ayant de l'affinité l'un pour l'autre. Mais que faire de l'amour ? Cette réelle émotion qui vous laisse des frissons jusque dans les os. Evaporée, elle aussi ? Un monde aussi tyrannisé ne peut même pas prendre en considération la définition d'aimer, alors le ressentir... N'en parlez même pas...

La lune, peut-être était-elle très chère aux yeux de l'homme. Mais en attendant, l'astre nocturne semblait tourner en la faveur de Stevan. Une distraction, la perle d'argent jouait de sa beauté. Attirant l'attention de l'inconnu sur elle, voilà qu'elle offrait un grand espoir de relâche. Il baissait sa garde, petit à petit. Elle le sentait, le sang circulait dans sa main, son cou n'était plus compressé de cette emprise. Là, maintenant, c'était le moment ! A cet instant ou jamais. Mais rien. Elle ne pouvait pas. Non. Pourquoi ? La peur l'avait quitté, ce n'était plus le même sentiment qu'elle éprouvait. Rien de possible à distinguer. Le regard vague de ces saphirs qu'il portaient comme yeux, cet air, cette expression. L'inconnu semblait ne pas être si dangereux...

Il était une rafale, un coup de vent fort amenant grêle et pluie. Un éclair et tout était fait. Mais quitte à parier, je n'y mettrais pas toute ma monnaie, cela dit, la caresse d'une vague méditerranéenne d'été n'en était pas moins dangereuse. Moins brutale, plus douce et tendre, saisissable et voyante. Stevan était cette douce caresse de velours qui, une fois décidée, ne se laisserait jamais marcher sur les pieds. D'un coup défensif, un simple élan de réussite pour engendrer une course acharnée, le tour était joué. Enfin... Par forcément. La jeune blonde se mit à courir de tout ce qu'elle pouvait. Mais ce regard en elle gravé la freinait. Finalement, avant de quitter cette rue infestée, elle s'arrêta. Le souffle accéléré, elle ne pouvait plus bouger. Elle devait savoir, savoir qui il était...
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MessageSujet: Re: Un peu trop tard le soir... [LIBRE]   Ven 20 Juin - 18:55


    L'emprise sur la demoiselle c'était apaisé. Il n'avait pas réussi à lutter contre sa petite gourmandise, sa lueur furtive d'un espoir de liberté. N'était t'il pourtant pas là pour faire semer terreur et violence sur la ville ? Si, bien évidemment, mais cette astre sans pareille était semblable à sa mère. La seule à l'écouter et l'entendre pleurer de tout son être. Finalement, il ne pensait plus, il ne vivait plus. Le temps c'était arrêté et lui avait disparu. Une rêverie sans pareille dont seule lui paraissait avoir le sombre secret. Un brin déconnecté ou juste un brin fêlé ? A quoi bon chercher la définition. Il était lui, un jeune homme sans existence et heureux de mener sa vie comme il pouvait l'entendre. A quelque détail près de toute évidence. Ses yeux bleus azurs, son visage de gamin. Rien de tout ça n'aurait dû lui arriver. Et pourtant, il pensait bien sincèrement à la tuer. Oui, la tuer. Cette jeune blondinette au regard rêveur et à l'allure fragile. Elle lui renvoyait tout ce dont à quoi il avait peur de ressembler. D’ailleurs, au fond, n'était-ce pas presque son reflet ?

    Finalement sans savoir pourquoi, sans savoir comment, elle était déjà partie en courant. Il ne fit sur le moment pas attention. La regardant s'échapper sous son regard ardent. Ses fines lèvres, sans expressions. Son corps tout entier était inerte, voir mort. Droit, seul, telle une majestueuse statue grecque. Ces statues qui hantent les époques, de leurs regards froids et de leurs êtres faits de marbre. Toutefois, son devoir le rattrapa. Lui agrippant les entrailles, lui ouvrant toutes les plaies à présent fermées. Ce n’était plus un homme. Non, c’était un monstre, une machine programmé pour tuer. Son regard dans le vague, se fit en quelque fraction de seconde, dure et plus mature que jamais. Nicolaï enfin revenait. La blondinette n’était pas loin. Toute proche, à quelque mètre. Il ne se demandait même pas ce qu’il allait faire, il ne savait pas ce qu’il dirait. Il agirait, et le fait était là, rien ne pourrait empêcher ces gestes. Ces actions plus violentes les unes que les autres, ses crises ravageuses et parfois puérils, mais dont même sa conscience et sa sagesse ne parvenait pas à maitriser. Son corps était une cage, et son esprit une bête. Il se mit en mouvement. Tous ses muscles se contractèrent en un instant, la chasse était ouverte ? Presque ça, nous pourrions dire dès à présent. Energie furieuse et insoumise, fonçant droit vers la belle à venir.


    Stoppant net, et fixant la poupée qui n’était qu’à quelque mètre. Il sourit, elle n’avait pas réussit à fuir ? Pourquoi ? Il ne savait pas. Ou ne cherchait pas à savoir. Il avança, pas secs, droits, rapides, réfléchis. En moins de temps qu’il ne l’aurait fallu pour le dire, voilà qu’il était de nouveau avec elle. Elle n’était pas bien épaisse. Son bras ? Il le lui prit, sans ménagement. Connaissait-il seulement la douceur ? La plaquant contre le mur sur son côté. Il se mit calmement à chuchoter au creux de l’oreille de cette dernière.
    « As-tu peur de mourir ? »

    Question banale ? Pas vraiment. Cependant, pour lui, elle n’avait rien de bien spécial. Une question comme une autre. Une question ayant bercée toute son enfance. Un sourire angélique vint se déposer sur son visage mutin. Un sourire uniquement de façade, cachant à quel point son âme bouillait à elle seule dans ce corps meurtri qu’était le sien.

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MessageSujet: Re: Un peu trop tard le soir... [LIBRE]   Ven 20 Juin - 22:35

Que ce soit elle, ou lui, les autres peut-être, cette nuit n'était pas au pareil des passées. Cet inconnu, il l'avait menacé, agressé, pourtant, quelque chose la retenait. Ce quelque chose, elle-même ne le connaissait pas. Pourquoi tenait-elle à rester là ? Pourquoi est-ce qu'elle ne fuit pas ? Prise de conscience, plutôt d'inconscience dirais-je. Chacun des actes humains est, directement ou indirectement, une destruction. Une destruction qui n'est pas obligatoirement pour aller dans le bien. Mais ne rien faire était tout aussi destructeur... S'il ont devait assumer tout ses actes à l'infini avec leurs conséquences, cela ferait longtemps que les Hommes cesseraient de faire le moindre mouvement. Perdre cette conscience des dangers et du respect leur offre l'opportunité d'agir comme ils l'ont désiré, ceux qui prennent conscience ont déjà beaucoup payer pour cela. Mais pendant que certains continuent à payer le prix affiché, les autres ne cessent d'accomplir leurs absurdes envies.

Alors que la jeune fille aux cheveux blonds lumineux s'était arrêtée, l'inconnu reprit mouvement dans le monde et oublia ses rêves. Très vite, il l'avait rejoint. Sans même laisser le temps à Stevan de reprendre son souffle, il la prit et la plaqua contre un mur en lui demandant d'une voix silencieuse : As-tu peur de mourir ? Peur, c'était un grand mot, bien sur qu'elle avait peur ! Mourir, c'est évidemment le mot prodige pour influer sur les autres, cet arguments crucial et fatal donnait toujours ces impressions de déconnexion, d'absentéisme indésirés. La fusion de ces deux grands mots accouplée à cet homme coupait la voix déjà perdue de la jeune fille. Que répondre à cette question ? Rien n'était pas la réponse. Tout ce qu'elle parvint à dire était limité par cette anxiété qui la rongeait.

- Pays inconnu d'où nul voyageur revient...

Stevan avait articulé ses mots à la chaine avec un air d'enfant qui cherche à comprendre un évènement capital, fixant les yeux azurés de l'homme devant elle. Une enfant qui cherche à résoudre l'équation infinie qu'est la vie et le monde d'aujourd'hui. Sa mère lui disait souvent des phrases philosophiques pour remplacer les durs mots du réalisme. La mort était représentée par cette périphrase que la jeune fille s'est longtemps murmurée dans son coin. Elle avait finit par en conclure que de toute façon, elle avait plus d'amis dans le monde des morts que dans celui où elle vit. Cela dit, elle a peur de ne pas mourir naturellement...

- Il ne faut pas mourir de la main de l'Homme. L'Homme ment trop et fait tant d'erreurs... Il ne saurait offrir l'infini que tout le monde désire...

Cette phrase-là, c'était elle qui l'avait dite, ce n'était pas la citation de sa mère, ni de son père, ni vraiment d'elle en fait... Stevan ne sentait plus ses vêtements. Elle ne percevait plus ses doigts au bout de ses bras engourdis. Sa tête bouillonnait, ses yeux s'enfonçaient dans le regard bleuté de l'inconnu. Elle avait peur, peur de lui, peur d'elle, peur de tout, même de la nuit. L'astre magique ne pouvait plus rien pour elle, un nuage noir portant toute la misère des Hommes et des guerre l'avait caché, engouffré dans un périple tumultueux et ardu. Un chemin dont Stevan pensait qu'elle ne reviendrait jamais. La lune, elle ne reviendra jamais. C'était ce sentiment qui avait prit la jeune fille en garde. Peur... Non pas de la mort, mais des actes humains. L'Homme la dégoutait. L'Homme d'ici ou d'ailleurs, bon ou mauvais, ils cachaient tous leurs petits secrets et elle la première. C'était pitoyable... Reste à savoir si le monde donnait assez de sa part ou si certains continuent à désirer jouer les hypocrites à jouer entre le temps et l'argent.
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MessageSujet: Re: Un peu trop tard le soir... [LIBRE]   Sam 21 Juin - 22:35

    Le jeune homme sentit son sang ne faire qu’un tour. Elle ne répondait pas clairement à sa question, mais se cachait derrière des jeux de mots. Pouvait-on lui en vouloir à dire vrai ? Nul ne le savait. Pourtant, Nicolaï semblait reprendre une forme de nervosité bien à lui. Prévoyant ainsi une crise à laquelle il ne serait pas bon de gouter. Tournant la tête pour fuir son regard, ce regard qui le pénétrait et qui semblait vouloir lire en lui. Il ne pouvait d’avantage l’affronter si l’issue qui allait précéder serait le néant absolu. Ne lâchant pas prise sur sa proie. Il Souffla rageusement, pour tenter de reprendre son sang froid. Il avait le droit de la tuer, on le lui avait enseigné. Et rien ne pouvait le faire changer d’idée. Ce jeune tueur était conditionné, voilà le problème auquel la belle se confrontait. Dure réalité de se retrouver devant l’objet de la dictature même. Un simple objet permettant de garder le contrôle sur tout ce qui bouge, sur tout ce qui vit. L’Homme était un monstre ? Mais la vie n’était t’elle pas pire ? N’était t’elle pas le départ du fléau ? Il ne savait pas, il ne pouvait pas le penser, ni même l’analyser. Il ne comprenait rien aux autres, et rien ne pourrait l’aider dans cette voix. Son réveil ne serait pas, car il n’était déjà plus là. Plus avec cette sombre avancé gouvernementale. Mais dans un rêve comateux qu’il arrivait à cultiver au plus profond de son esprit déglingué.

    Finalement, il plongea de nouveau son regard azuré voir embrumé ? Dans celui de la demoiselle sans nom. Un effort surhumain allait se produire irrémédiablement. Comme sortant de nulle part. Une phrase, ou plutôt une question. Allait s’élever dans la nuit tombante de New York. Une question issue de la bouche de Nicolaï. De ce jeune homme brun enfantin.
    « Quel est ton nom ? »

    Une voix sec, une voix sans détour. Il n'avait pas le timbre à faire frémir de peur. Non, il avait encore une voix immature. Une voix qui en fait, sier parfaitement avec le personnage présent. Maintenant... La tutoyer ? Pourquoi se permettre tel affront ? Se croyait-il supérieur ? Un peu de tout en vérité. Il était un homme, il était en situation de force et il ne ferait qu’une bouchée d’elle si elle espérait lui faire mal. Mal comment ? Physiquement… Mais moralement ? Il ne ferait rien, il était trop faible sur ce point. Démolisable comme un château de carte.

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MessageSujet: Re: Un peu trop tard le soir... [LIBRE]   Sam 19 Juil - 4:15


    Dans la noirceur de cette nuit, bien qu'il ait détourné son regard, Stevan avait su déceler une part de mensonge en lui. Il ne mentait pas sur ses mots, ses principes et encore moins sur ses faits et gestes, mais sur ce qu'il était... Oui, ce contraste de grand rustre dur et sans cœur ni pitié dans un corps de jeune homme à la posée et aux yeux si profonds de mystère troublait la jeune fille. Mais tout le monde en était là aujourd'hui... Il fallait choisir pour pouvoir survivre, ce qui était le but de toute vie.

    Il y avait le choix de cette pseudo-vie où l'on respectait les règles innombrables établies par un gouvernement se disant de sauveur qui ne fait qu'exercer oppression et répression et que tout le monde s'efforce d'aduler parce qu'il offre sécurité, foyer, emploi et assurance. Mais il y avait le choix de se battre pour ce qui s'appelait les droits de l'Homme. Ce qui était oublié : a liberté, l'égalité de tous et de toutes. Ces valeurs qui font qu'un homme peut se regarder en face sans avoir peur de son ombre elle-même.

    Il n'y avait pas de bon ou de mauvais côté. Chacun était bien à sa façon. En quoi c'est un mal que de s'assurer une vie ? Il n'y avait pas de mal non plus à désirer vivre comme on le désire, libre. Le seul mauvais choix qui pouvait exister était l'absence de choix. La neutralité vous fait jongler avec le bien et le mal. Rien de mieux que de savoir faire un choix entre les grands inconvénients ne pouvait marquer le jugement d'un Homme de façon solide. Rester dans le doute c'était rester dans un monde flou, le choix n'était qu'un éclair de l'intelligence, hésitez-vous ? Tout est dit... Vous vous trompez...

    Il y avait les gens dont Stevan faisait parti, ceux qui ne sont pas assez fort pour faire un réel choix entre ces deux extrêmes. Chaque nuit elle rêvait d'être aussi forte que ses parents, mais jamais elle ne pourrait dire ou faire quoi que ce soit qui pourrait déplaire à cet homme qui la retenait sur ce mur et dont elle sentait le souffle sur son doux visage. La jeune fille senti un grand frisson dans son dos qui en disait long lorsque le regard de l'inconnu se posa une fois de plus dans le sien. Ce regard était si... Différent de ce qu'il paraissait être... Ne jamais se fier aux apparences, c'était certainement juste, mais difficile à prendre en compte...

    Quel est ton nom ? Stevan se senti transpercée de mille lames devant cette question. Pourquoi ? Que lui voulait-il à la fin ? Cette pression, cette peur qu'il lui engendrait, tout ça, elle ne pouvait pas tout saisir... Elle allait devenir folle ! Son nom... Pourquoi pas son numéro de compte pendant qu'il y était ? Quoi que... Il pourrait le lui demander qu'elle lui passerait même la carte et trois mois de salaire. Mais tout de même, dire son nom alors qu'elle n'avait que l'ombre de ce qu'il était, elle trouvait ça plutôt incertain... Cela dit, avait-elle ne serait-ce que l'ombre d'un choix dans cette situation ? Le visage toujours scruté par la peur et la désolation ainsi qu'avec une voix délicate telle une caresse de vent sur le bord d'une plage mais frêle, elle lui répondit :

    - Ste... Stevan...

    Elle aurait voulut, oui... Dieu qu'elle aurait aimé avoir la force de ne pas donner son véritable prénom ! Mais elle avait déjà tenté de ne pas dire son nom de famille, quoi que si cela se trouvait être qu'il ne voulait peut-être que mettre un nom sur le visage d'une jeune fille qu'il reverrait peut-être dans l'un de ses souvenirs bien enfouis...
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MessageSujet: Re: Un peu trop tard le soir... [LIBRE]   Dim 20 Juil - 0:03

    Les yeux scrutant de nouveau la demoiselle aux cheveux blond. De ses yeux bleus d’eaux troubles, qui ne reflète que le néant, que la sombre misère de sa vie. Pourquoi faisait t’il cela au final ? Pourquoi lui faire mal, à elle, qui ne lui avait rien fait. Qui ne tentait rien. Qui ne désobéissait qu’aux ordres établis par une société en pleine incertitude ? L’esprit fou du jeune cinglé divaguait tel un nuage brumeux et embrouillé. Rien n’était vraiment clair dans son esprit. Pourtant, il ne savait qu’une seule et unique chose. Il désirait prendre contrôle de ce petit être frêle pour lui faire ressentir le mal qui lui-même le ronge. Se venger sans aucunes hontes de son existence infernale. Nicolaï se mit à prendre une profonde inspiration, espérant laisser disparaitre cette maladive envie de violence extrême. Fermant un instant ses saphirs ardents, réussissant un instant à réfléchir, à penser.

    « Et bien… Stevan… »

    Reprenant une voix si douce et tellement froide, qui n’en laissait transparaître que la mélancolique noirceur de l’âme indomptable du beau brun. Il devait choisir ses mots, son ton, son arrogance. Rien ne devait être laissé au hasard. Car tout avait un sens, avait une répercutions sur la personne en cet instant, aussi effrayée qu’un chaton, coincée entre ses crocs rageurs. Son regard de braise plongea dans celui de la jeune femme. Pour finalement laisser apparaître un sourire, une légère torsion du visage sur cette ange tueur. Le visage d’apparence narquoise, voir sadique. Il était effroyable dérangé.

    Ses mains qui alors devenaient de parfait broyeur sur ses petits bras blancs. Se retirèrent, laissant échapper leurs tensions sur cette peau fine et fragile disparaître comme les ombres se faufilant entre les lumières nocturnes. Que faisait t’il ? Encore une fois… N’avait ‘il donc aucun sens du but ? Etait t’il si insaisissable que lui-même ignorait ce qu’il allait faire en temps réels ? Oui… Maintenant il en était sûre. Et sa peur de lui-même et de son ignoble esprit déglingué le firent faire quelque pas en arrière. La voie était libre. Libre comme l’air était la blondinette. Et enfermé comme un animal était notre tueur aux traits mutins. Enfermé dans sa folie meurtrière et déjantée. Soufflant l’air qui jusqu’alors compressait ses entrailles. Et mettant ses mains sur le haut de son crâne, prenant entre ses doigts osseux et veineux quelque mèches de cheveux aux reflets dorés. Il se mit à tourner sur lui-même, faisant de nouveau quelque pas, de gauche à droite, d’avant en arrière. Sa veste de smoking remontant légèrement sur les côtés, ses vêtements si parfaitement portés ne représentant qu’une allure futile et fugace. Qu’une instable illusion. Relevant un instant sa tête aux traits si adorables, du sol.

    « Ne bouges pas de là compris ? »

    Il devait prendre le temps de cogiter, de raisonner. Car il ne devait pas faire de bêtises. Toutefois son envie de la laisser filer venait grimper insidieusement dans sa tête. Mélange atroce et excessif de ce qu’il désirait catégoriquement. Lui en faire baver, à cette Stevan. Lui faire endurer une sentence bien loin de ce qui était toléré par la loi. Tournant encore et encore tel un lion dans un enclos trop petit. Karoff devait être très certainement légèrement psychotique. Voir schizophrène ? Le seul problème ici, en ce moment de troubles, était que la jolie jeune femme n’était ni plus ni moins qu’une journaliste. Et que.. Notre aliéné ou juste déséquilibré petit agent de la Corporation l’ignorait complètement. Ainsi les impacts de cette magique soirée ne serait pas anodins. Si ?

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MessageSujet: Re: Un peu trop tard le soir... [LIBRE]   Lun 21 Juil - 11:22

Bien qu'elle ait conscience qu'elle n'a toujours été qu'une petite fille peureuse et fragile, devant les yeux si mystérieux de cet homme, Stevan avait très peur... Peur parce qu'elle lisait dans ce regard qu'elle ne pourrait jamais compter sur la pitié car l'Homme ne peut reculer devant l'importante joie de punir. Et puis elle se savait coupable, elle n'avait pas respecter le couvre feu. Ce qui est triste à cette époque c'est que l'injustice sociale est si familière qu'elle en parait naturelle aux yeux de ceux qui en sont victime.

Oh bien sûr, Stevan savait que c'était inhumain d'enfermer ainsi la société comme un enfant de quatre ans, mais que faire contre un ordre de terreur ? Elle aurait bien voulut se révolter, là, tout de suite, mais comment une jeune fille de sa stature pourrait lutter ? A par se débattre dans du sable mouvant, elle ne pourrait rien faire d'autre, il fallait laisser aller, ne pas agiter l'eau qui sommeillait autour de soi. Alors la jeune fille aux cheveux blonds ne trouva rien d'autre de mieux à faire que de garder ses yeux rivés dans l'azur du regard de l'inconnu. C'est alors que, tendu, ce dernier prononça son prénom.

*Qu'est-ce qu'il peut bien avoir derrière la tête ?*

Elle ne savait pas, non, en général on peut déceler les sentiments des autres, deviner un pseudo avant gout de leurs intentions, mais pas lui. Non, il restait intouchable et cela ne faisait que s'ajouter à la peur de Stevan. Alors qu'il avait fermé les yeux un instant, elle, elle continuait de le regarder de ses petits yeux couleur noisette. Combien de temps lui faudrait-il pour porter ses mains à son cou et serrer de toutes ses forces ? Combien de temps lui faudrait-il pour sortir un révolver et appuyer sur la détente ? C'était ce genre de questions qui tournaient dans la tête de la petite Mezmerize. La vie ou la mort, ce n'était plus une question. Cette nuit n'était pas anodine, quelque chose en découlerait certainement.

Stevan avait cessé de croire au hasard dés qu'elle a vu le regard implorant de sa mère gisant au sol. Elle se demandait bien pourquoi, pourquoi tout ça. Elle n'a jamais rien demandé ! C'est peut-être ça... A rester dans son coin à faire sa petite vie anxieusement, on finit par attirer le mauvais sort... Un sourire scia en deux le visage de l'homme qui finit par lâcher son emprise, libérant petit à petit les bras de la jeune fille. Il n'était pas net, vraiment pas. Tout ce qu'il inspirait à Stevan était un malade mental. Triste à dire mais pourtant si peu représentatif de ce qu'il était en réalité... En effet, il n'y avait pas de justes mots qui pourraient le décrire.

Très dérangé psychologiquement et totalement incompréhensible. Cet homme n'avait pas de sens. Il prenait Stevan, la laissait partir, la reprenait pour finalement tout faire pour qu'elle reparte. Où voulait-il en venir ? Elle ne voyait plus la fin de cette longue nuit et ça l'inquiétait. Qu'il la frappe, la tue, la terrorise, mais qu'il fasse quelque chose !! Elle n'en pouvait plus de pencher entre la vie et la mort, quitte à souffrir, elle préférait que se soit le plus rapidement possible histoire d'avoir l'esprit tranquille par la suite.

L'inconnu était agité, à croire qu'il attendait quelque chose. Pas un signe du ciel, cela faisait longtemps que le ciel ne pouvait plus rien pour ce monde, mais il semblait tout de même gagner du temps. Ce n'était pas pour rassurer Stevan qui hésitait à partir. la voie était totalement libre, elle n'avait qu'à courir jusqu'au prochain croisement et s'effacer. Mais elle n'en fit rien. Il avait son prénom. Rien qu'en Amérique, il ne devait pas y avoir des masses de filles qui s'appellent Stevan, pour bien le prononcer 'Stéphane'. Mais finalement, le jeune homme mit fin à cette hésitation lorsqu'il déclara de ne pas bouger.

Incapable de sortir un seul mot de sa bouche, la jeune fille acquiesça d'un simple signe de tête. A quoi pensait-il ? Il devait être en trin de réfléchir, tourner en rond comme ça, ce n'était pas pour rien... Etait-il si dérangé au point d'être obligé de faire toute une montagne pour penser à réfléchir une seconde ? Peu importait, Stevan ne bougeait pas. Pétrifiée mais aussi trop intriguée pour dire ou faire quoi que ce soit. Elle voulait savoir qui il était et pourquoi il agissait ainsi. Quelles étaient ses motivations ? Ses objectifs ?

- Pourquoi ne me laissez-vous pas rentrer chez moi ? Se risqua-t-elle à dire de sa voix douce et fragile. Elle ne pouvait plus supporter d'être dans ce flou constant, il fallait qu'elle fasse quelque chose pour se sortir de là, peut-être, certainement, si prenait-elle mal, mais au moins elle essayait...
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MessageSujet: Re: Un peu trop tard le soir... [LIBRE]   Lun 21 Juil - 23:49

    Tournant de long en large, de droite à gauche, rien n’était trop bon ni trop beau pour se mettre en situation. Mais, à dire vrai, quelle situation était en train de se dérouler ? Sa folie meurtrière était bien là, présente en lui, éclatant de milles étincelles, écrasants ses entrailles, compressant son cœurs qui n’arrivait plus à rebondir dans sa poitrine correctement. Sa cage thoracique était trop petite, tout son être était trop serré. Laissant échapper un geste furtif, une main rapide. Il enfonça quelque doigt dans le nœud que la cravate offrait juste au niveau de son cou et en desserra l’étau. C’était mieux, légèrement soulageant. Ses yeux si bleus et vifs, éclaircie par les rayons lumineux et frais de cette douce nuit tortueuse, devenaient presque rougies par son mal de crâne qui ne faisait que s’intensifier au fur et à mesure que ses pas pouvaient raisonner dans la nuit si calme et paisible de ce jour si particulier. Particulier est-ce dont vraiment le terme à employer ? N’est-ce pas là encore une de ses fantaisies qu’il ne cesse d’introduire dans sa piteuse et délicate existence de camé à tendance psychotique ? Nicolaï se stoppa finalement, plus aucun bruit de se fit entendre, son regard fixe et absent plongeant dans les délicates volutes que sa respiration offrait à la vue d’un simple œil encore actif et d’un cerveau résonné. Soufflant encore d’avantage, pour en analyser toutes les plus infimes parcelles, pour en capter tous les détails et s’en délecter avec gourmandises. Sa prise de cocaïne avant de sortir de son logement n’était pas ce que l’on avait pu faire de mieux au monde. Bien au contraire, les effets ne faisaient que s’accroitre avec ce stress dont il était la cause, et cette petite course poursuite qui n’avait provoqué chez lui qu’une accélération de son rythme cardiaque. Souriant nerveusement en se prenant encore et encore des mèches de cheveux violement sur le crâne. Il n’arrivait que de moins en moins à réfléchir et même en tirant d’avantage sur ses cheveux bruns eux reflets fantasmagoriques d’après ce qu’il observait dans l’une des flaques d’eau non loin de lui. Dans cette ruelle dont il ignorait le nom, le parcourir. La douleur comme la concentration ne faisait effet sur cet esprit bien loin de l’humanité et du monde réel en ce moment de solitude absolu. Solitude ? Une voix se mit à raisonner dans sa tête embrumée. Quelque chose l’avait sortie de son cauchemar éveillé ? Ou bien quelque ? Oui, une demoiselle, d’où venait-elle ? De la course poursuite. Oui, maintenant il s’en souvenait. Un peu. Serrant les dents pour ne pas se mettre à hurler à pleins poumons. Gémissant sans en prendre conscience, en fixant sans y penser vraiment, la blondinette qui n’était pas loin de lui. Il s’approcha, tant bien que mal. Les mains toujours sur le sommet de son crâne, agrippaient fermement à sa tignasse brune. Karoff s’approchait, encore et toujours, d’un pas instable, mal assuré. Enfin, le visage de la belle était là, sans équivoque devant lui. Tournant légèrement la tête, comme pour penser, comme pour forcer son être lui-même à ce concentré. Les mots sortant de la bouche du petit ange blond ne faisait que se répercuter dans le crâne bouillant de notre membre de la corporation. Pourquoi ne pas la laisser partir chez elle ? Pourquoi… Pourquoi tant de pourquoi ? Etait t’il donc forcé de répondre à cet interrogation futile et sans sens pour lui. Un tourbillon nauséabond s’empara de lui. Quelque chose d’incompréhensible et d’horrifique. Fermant les yeux, un rictus de douleur se formant encore d’avantage sur les traits enfantin de notre sombre petit homme.
    « Pas maintenant ! »

    A peine le mot, la phrase, sortie avec tant de difficulté, s’éleva dans l’atmosphère alentour. Il la poussa, avec une violence rare et rageuse, la jeune demoiselle encore devant lui. La poussant pour qu’elle ne voit pas, qu’elle ne regarde pas, qu’elle ne subisse pas. Un cri, ou un son, étrange et discontinu s’éleva dans l’air comme un oiseau découvrant enfin le ciel. Posant le plat de ses deux mains sur les murs poussiéreux et humides du bâtiment en face de lui. Il se mit à vomir. Ses entrailles, ses trippes. Tout ce qui daignait sortir. « Pas maintenant » Quesque cela signifiait. Se parlait t’il à lui-même, s’adressait t’il réellement à Stevan ? L’ignorance était l’un des points fort de Nicolaï. Tant pour lui-même que pour les autres… Un liquide s’étala sur le sol, éclaboussant le mur, l’alentour de l’impact. Une minute du s’écoulait, mais pour lui, ce ne fut qu’une longue et douloureuse éternité. Finissant avec difficultés, il se mit à cracher durement sur le sol horriblement sal à présent.
    « Dégage ! »

    Dit le jeune homme entre un gémissement nouveau et une verve haineuse. Il n’était plus apte à réfléchir, encore moins à agir. Il ne savait pas où il se trouvait, il ignorait tout de ce qu’il faisait. Il n’arrivait même plus à constater s’il faisait vraiment partie du monde terrestre, ou si tout ceci n’était que pure illusions et apparences ? Voulait t’il sincèrement qu’elle parte, qu’elle le laisse, qu’elle disparaisse et qu’il ne la revoit jamais ? Il n’en savait rien… A dire véritablement la réalité…

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MessageSujet: Re: Un peu trop tard le soir... [LIBRE]   Mar 22 Juil - 4:50

    Rester là, c'est tout ce qu'elle pouvait faire. Comment partir ? Partir, oui, fuir, fuir... Comme toujours. Stevan a toujours fuit, elle fuit encore et fuira toujours. Le moindre changement, la moindre chose qui sortait de sa petite routine la terrifiait. Ce n'était pas une idiote, elle était juste plus faible. Et ça, ce psychopathe l'avait certainement décelé. Mais elle avait, quant à elle, découvert qu'il n'était pas dans son état normal. Elle n'allait pas s'étaler pour savoir ce qu'il était réellement, ça aurait été il y a quelques instants peut-être, mais là, cet inconnu semblait dériver de plus en plus au fur et à mesure que les secondes et les minutes passaient.

    Cela dit, bien que troublée, désorientée et terrorisée, Stevan ne pouvait s'empêcher de penser à ce qu'il cachait, son identité mais aussi s'il y avait quelqu'un la dedans ou si il était réellement fou. Elle penchait pour la première possibilité mais dans tous les cas, ça ne lui donnait pas la solution pour elle. Elle, oui, elle. Elle ne pensait qu'à connaitre des choses qu'elle ferait mieux d'ignorer. Mais c'est là que l'on voit qu'elle n'est pas si décadente. Le danger criait droit devant elle et tout ce qu'elle trouvait à faire c'est obéir pour savoir l'envers des choses. Elle avait ce courage, cette volonté de se battre pour ce qu'elle croit être bon à défendre, elle en a la force. Stevan pouvait lutter, mais quelque chose... Cette image de sa mère agonisant la traumatisait...

    Pas maintenant. Pas maintenant vociféra-t-il. Pas maintenant quoi ? Elle ne partait pas maintenant ou bien ses crises de folies ne devaient pas arriver là, maintenant ? Maintenant, Stevan n'a rien vu. A peine avait-elle eut le temps de saisir les deux mots cités que l'inconnu la poussa. Il la poussa si fort qu'elle se cogna la tête violemment contre le mur. Une marque rouge sur le mur et ses cheveux platine, Stevan était à terre. Inconsciente, inerte. Les autres valaient-ils vraiment qu'on les aide ? Est-ce que l'humanité méritait d'être aidée ? C'est à grande échelle, certes, mais à y réfléchir, il doit en avoir bien plus d'un qui aurait fait la même chose voir pire à cette jeune fille qui n'avait pourtant rien fait. Si, alors que la maitresse tapait des mains, elle s'était endormie sur un banc dans la cours de récréation. Elle n'a pas entendu l'agitation et le vide le précédent ne la pas troublée. Elle s'est réveillée et elle était en retard à son école. Pour la punir on la transforme en objet de défoulement.

    Stevan ne savait pas pourquoi c'était sur elle qu'il avait décidé de passer ses nerfs qui semblaient être bien plus que tendus, elle doutait même fortement que cet homme sache le pourquoi lui aussi... Drogue, folie, conditionnement ? Beaucoup de chose pouvaient être à l'origine de ce mal dont il souffrait. Mais valait-il réellement la peine que ce soit à Stevan de payer les frais en plus de lui ? Lui qui rejetait lamentablement ce qu'il avait en lui... Lui, lui... Avait-il seulement remarqué que Stevan ne bougeait plus ? Elle n'était pas morte, non, elle avait encore trop à faire dans ce monde pour quitter ce dernier aussi vite, aussi stupidement. Mourir par la volonté de l'Homme, c'est vraiment stupide et vulgaire. Tout le monde mérite bien mieux comme fin.
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MessageSujet: Re: Un peu trop tard le soir... [LIBRE]   Ven 25 Juil - 17:45

La folie pure était rare. Pourtant, celle du jeune Karoff en était la simple et parfaite définition. Sous ses airs de garçonnet étourdi se cachait une bête sans nom. Son esprit semblait enfermé dans un coma léthargique. Dont personne n’oserait troubler la rêverie. Il était las de vivre. De regarder les jours passer sans jamais en voir le bout. La fin. Fin précaire et démesuré de ce monde en ruine. Doucement pourtant, il se mettait à reprendre confiance face à cet univers dont il pourrait devenir le maitre. Tyran incontesté, sans foi, ni lois. Pour simple but de détruire et faire souffrir quiconque. Souriant nerveusement en approfondissant sa réflexion cataclysmique. La douleur semblait l’avoir laissé tranquille. Les vomissant et crampes finalement s’étant stoppés. S’appuyant encore un peu plus sur le mur en face de lui. Les mains toujours à plat, mais les doigts pourtant semblant se tordre inconsciemment sous l’effort. Il parvenait à retrouver ses esprits. Du moins, ce qu’il fallait pour tenter d’avoir une approche de la réalité plus véridique.

Cette ville était une prison, une sorte de cage. Elle enfermait quiconque y entrait, mais ceci, pour son bien. Il était hasardeux d’en penser le contraire. Lorsque l’on savait écouter. Entendre la douce symphonie des morts éveillées. Cette délicate mélodie terriblement effrayante. Ils hurlaient, tous. Attendant impatiemment la chaire fraiche des humains vivant ici. Toutefois, rien ne leurs seraient donné. Nicolaï le jurait. Il souhaitait éperdument que ces vermines, ces déchets, crèvent tous. Un à un. Se retournant pour laisser son dos se coller contre ces briques rouges et grises. Qu’était t’il venu faire ici. Posant sa main sur son crâne engourdie. Il avait un mal de crâne foudroyant. Et tout était assez vague autours de son être déglingué. Une personne. Une jeune femme blonde. Oui, il s’en souvenait maintenant. Il l’avait poursuivie et violentée avec une jouissance abjecte.

Posant ses yeux scintillants sur le sol. Elle était là. Le joli poupon n’avait pas écouté ses paroles. Où était-ce le simple fait qu’elle n’en avait pas eu le temps ? Que faire ? Etendue sur le sol, inerte. Quelque goutes de sang perlant dans sa chevelure de blés. Il ignorait comment agir. Comme soudainement désemparé. Avait t’il donc pu commettre une erreur ? Une stupide, imbécile erreur ? Oui… Il n’y avait pas de doute. Et le corps de la belle en était le principal témoin. Le jeune homme se mit à mordiller sa joue intérieure, tentant de trouver une solution. Malgré tout, rien n’était très net dans sa petite tête brune. Avançant d’un pas mal assuré vers cet individu sans vie. Il se baissa, claquant ses genoux osseux sur le sol sal et humide du lieu maudit. Penchant son organisme tout prêt de cette dernière. Agir. Encore une fois. Voilà quel était son devoir en cette terre de cauchemars. Inspirant profondément et espérant qu’elle ne soit pas morte. Sous la frappe violente que seul lui avait provoqué. Il était la cause et la raison de toute chose en cette soirée. Il s’en voulait ? Oui… Pour sûre. Il était terriblement mal à l’aise. Prenant le pou de la demoiselle. Il souffla de soulagement lorsque celui-ci était toujours actif sous sa peau diaphragme. Posant ses yeux transcendés sur l’angelot immobile. Il entreprit de la soulever. Pour l’emmener où ? Il l’ignorait. Particulièrement en cet instant. Chez lui ? Dans son logement à la limite de l’insalubrité ? Un peu dangereux pour ses actes futurs non ? Toutefois… Il n’en avait là qu’un choix très limité. Soudainement, il comprit, et enfin devenu logique. L’hôpital devait être l’endroit le plus adapté.

« … »

Rien ne pu sortir de sa bouche. Entre ses lèvres fines, seul un courant d’air passa, fugacement. Immortalisant cet instant stoïque. Passant un bras en dessous de son épaule. Elle s’avérait plus légère qu’il ne l’aurait imaginé. Enfin, il entreprit de glisser son second bras en dessous de ses genoux. Oui, c’était bon. La belle était entre ses mains. Pour une fois, il ne se plaindrait pas d’avoir eu cette expérience qui lui avait insufflé la corporation dès son enfance. La soulevant rapidement. Il fallait reprendre les capacités de réagir rapidement. Et se faire vomir avait ainsi éliminé plusieurs toxines. L’adrénaline décuplé ses forces. Il parvint à se dresser, tant bien que mal. Portant cette poupée innocente, entre ses mains destructrices.
suite

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