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 Rabbit's Thoughts [PV : VADIM]

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ADMINISTRATEUR
Gretel Pinderschloss

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MENSONGES : 203
DATE DE PANDAISON : 08/06/2008

CHECK RABBIT
GENRE: Humain imperméable
GENERATION: NIVEAU B - nuisible
DANGEROSITE EVALUEE A:
95/100  (95/100)
MessageSujet: Rabbit's Thoughts [PV : VADIM]   Lun 29 Mar - 20:27



    Elle se balance d’un pied sur l’autre. Vacille, chancelle, se dandine. Et finalement sa tête fragile de lutin semble s’enfoncer entre ses épaules, rétractable à volonté, tel un diable en boîte fort sage. Pour une fois. Il n’y rien de très souriant sur ce cruel visage, cette fois ci.
    Sa bouche est tordue, boudeuse, râleuse.

    Aussi, la fille prend soin d’examiner les menus détails de cette porte, avant de se décider à frapper. Blanche, nue, vexante de simplicité, elle la nargue, cela, Caughan en est certaine. Comment résister à cette ci alléchante perspective. Pourtant, elle observe au moins une chose sur cette porte. Ce relief si plat cache bel et bien quelque chose. Une âme ? Et pourquoi pas. Il faut se méfier de tout ce qui vous entoure. Qui sait … Et là ? Cette porte. Oui, elle ? N’est t’elle pas en train de lui susurrer un « as-tu peur ? ». Si seulement elle le pouvait, elle s’ouvrirait toute seule, nul doute n’est permis là-dessus.
    Alors ? Elle a peur ? Non. Ses nerfs, câbles électriques, ramifications de son corps fébrile ressentent avec une fureur intimidée le caractère sacré de ses lieux. Elle y était déjà venu, silencieux vermisseau, vers de terre novice à la solde de la DS. C’était alors un auguste imberbe, sobre et stoïcien qui habitait ces lieux damnés. Et qu’avait-il vociféré ? Ce ne devait pas être tout à fait approprié à sa sainte auréole, mais Bertille n’en avait pas gardé de souvenir particulier. En revanche, sitôt Vadim arrivé au pouvoir, ses convocations, devenues plus fréquentes bouleversaient à chaque fois son petit cœur d’oiseau sensible. Pourquoi ? Elle n’arrivait pas, pétrifiée, gorgone réduite au silence, à lui sauter sur le râble pour lui arracher un doigt. Ou lui faire sentir l’étendue de son pouvoir. Comme si, immuable, une séquence génétique l’empêchait de lever la main sur l’abject personnage. Eminence crapuleuse qui se repaissait de cet alléchant spectacle, sans nul doute. Puis, lasse de cette réjouissante engueulade, renvoyait son chien, la queue entre les jambes.
    Le spectre repartait de bon train, vagabonder dans ses sous-sols, auprès de ses cadavres chéris, de ses moribonds adorés, et de ses adorés cobayes. Sans oublier les vivants. Qui possédaient dans ce grand manège une place inestimable. Pas de vivants, pas de morts. Certes, logique froide et chirurgicale qui n’avait jamais d’autre but que de faire passer du statu de vivant, une proie chaude, à celui de … mort. Telle était la raison de toutes ces … altercations.

    Qui se répétaient à n’en plus finir. Et bizarrement, hormis cette séquence génétique affabulée, Bertille se sentait encore plus pétrifiée devant la porte. Refusant de livrer ses secrets, la garce lui rendait la chose bien plus compliquée. A quoi bon. Il ne fallait pas compter sur cette chose si sournoise et perfide.
    Elle lui arracherait un doigt s’il le fallait. Vilain chien qu’elle était.
    La chose était résolue.

    Sursaut d’appréhension, tout d’un coup. La fille bondit du côté opposé à la porte, comme si celle-ci menaçait de l’agresser. D’un flash, on croirait la jeune étudiante allant soudoyer son supérieur. Bertille porte ses ongles à sa bouche, et les ronge scrupuleusement, l’espace de quelques secondes ; revigorante activité.
    Suite à cela, elle reconquiert les quelques mètres de terrain perdus, et, électrique, elle pose sa main blanche sur la poignée de la porte. Poignée qui lui semble si … normale. Normal. Ce doit être ce mot qui déstabilise son organisme. Là où ses portes à elles sont déglinguées, pendouillent lamentablement. Là bas, où son carrelage est souillé d’indélébiles traces suspectes. Là où son laboratoire, véritable forteresse et monument farfelu tient, sur une pile enchevêtrée de choses. Ici, tout rayonne, parfait bureau tout juste rénové d’un scrupuleux patron d’entreprise. Il manque juste une secrétaire. Ce n’est qu’une affaire de temps.
    Ou pas. Faudrait-il encore que Vadim n’étrangle pas, n’étripe pas tout ceux qui lui tombe sous la patte, songe t’elle. A commencer par elle. Il lui semble déjà sentir sa poigne sur sa gorge.
    Ce pourquoi elle rentre encore plus la tête dans les épaules, et instinctivement, dévoile une rangée de cros. Que lui dicte son instinct, dans une telle situation ? Ruer, et à la façon d’une bête, défoncer la porte pour sauter en feulant sur le bureau toutes griffes dehors ? Mais une telle option n’est certes pas envisageable. Elle se retient de frapper la porte.
    Quelle misère elle lui ferait, si seulement elle n’était pas la protégée de la bête qui se tapit dans ce bureau. Oui, Caughan a des envies meurtrières vis-à-vis de cette porte. Qui, dans quelques secondes, va la catapulter, ou plus exactement, la vomir dans ce bureau.

    Reprend soudain confiance, investie d’une espèce d’héroïsme aveugle. Elle palpe la poche de cette éternelle loque-short. Infâme serpillère lui servant tout juste d’alibi civilisateur. Vérifie le contenu de la poche. Mouchoir, dans la gauche. Et rien dans l’autre. Ah ! Elle allait lui casser la gueule. Alors, sans demander son reste, elle arrache à moitié la poignée, et s’éjecte de ce couloir un tantinet trop parfait. Pour se retrouver dans le terrier du renard.
    Sentant aussitôt sa belle assurance partir en fumée.

    « Vous m’avez demandé, couine t’elle. »

    Et le diable rentre dans la boîte. Une fois de plus.
    Il couine et jappe. Espère que ça ne sera pas trop long.
    Sent ses trippes remonter à ses lèvres quand enfin le monstre se retourne.
    Tandis que, dans son dos, la porte se rit de son malheur. Sublime paranoïa exaltée. Maître et valet se complétant dans le subtile folie, non ?

    " C'est pas moi, bafouille t'elle. »
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