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 Rencontres [PV : Nicolaï]

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ADMINISTRATEUR
Gretel Pinderschloss

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MENSONGES : 203
DATE DE PANDAISON : 08/06/2008

CHECK RABBIT
GENRE: Humain imperméable
GENERATION: NIVEAU B - nuisible
DANGEROSITE EVALUEE A:
95/100  (95/100)
MessageSujet: Rencontres [PV : Nicolaï]   Mer 22 Oct - 21:34

    Une petite robe blanche, si petite qu’elle l a portait depuis qu’elle avait 14 ans, même si son corps n’avait pas grandit, il avait juste changé. Un bracelet, lacé autour de son poignet, avec, pour toute inscription, un numéro, une série de chiffres suivie d’une lettre. 0010E.
    Eve ne réagit pas seulement lorsque la lumière explosa ses yeux cernés, précédée de près par la grincement de la porte. Elle l’avait deviné, comme un fauve, au rythme de ses pas, et à la violence de ses mouvements sauvages.
    Les murs de sa cellule étaient gris, d’un froid éclat métallique. Partout cette nuance argentée. Recroquevillée dans un coin de la salle, la tête d’une jeune fille était cachée dans ses bras, comme pour se dérober au projecteur qui pendait au bout d’un fil. Comme si elle n’était rien d’autre qu’une enfant vulnérable qui pleurait doucement, tristement mise à l’écart par des enfants parce qu’elle était différente.
    Soudain, elle se décida à relever la tête, pour regarder Le regarder enfin.
    Depuis toujours, elle avait voulu lui montrer qu’elle ne lui était pas soumise, que la passion n’étreignait pas son faible cœur au point de tout céder à cet être malsain. Mais jamais elle n’y était arrivée encore, pourtant, ses yeux gris bleu cherchaient à se revêtir d’une carapace de mépris et de dédain. Sur sa bouche se formaient les mots : « Te voilà toi… », et ses lèvres semblait réclamer un baiser.

    « Sale enfoiré. »

    Son murmure n’atteignit pas Nicolaï, heureusement pour elle. Elle s’en voulu pourtant, dès que ces deux mots bien insolents euren franchi le seuil de ses lèvres charnues. Pauvre, pauvre petite Eve.
    Seule.
    Si seule.
    Elle craint peut être de se faire frapper par ce colosse d’airain ? Son maître, si puissant… Alors, Elenor, par pur instinct chercha à se reculer, et ses petites mains pâles rencontrèrent le mur.

    « Je suis désolée, gazouilla t’elle timidement. »

    Désolée pour rien, juste de ne pas être à la hauteur.
    Désolée, parce qu’on lui avait appris qu’elle n’avait vécu que grâce à la magnanimité de la Corporation, comme une Eglise bienveillante ; oui, elle avait appris sa leçon, douce élève opprimée par la peur.
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La démence est un art -
Heathcliff Fletcher

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MENSONGES : 357
DATE DE PANDAISON : 16/07/2007
LIEU DU CRIME : WC - cuvette déjà bouchée. On y enfourne la vilaine caboche, on appuie et on évite un coup de pied mal placé, ou une petite menotte baladeuse.
ARME FAVORITE : Dents.
CIBLE FAVORITE : Jeune demoiselle en détresse.

CHECK RABBIT
GENRE: Traqueur
GENERATION: NIVEAU B - en latence
DANGEROSITE EVALUEE A:
95/100  (95/100)
MessageSujet: Re: Rencontres [PV : Nicolaï]   Lun 27 Oct - 21:55

    Le corps longiligne et presque fragile du jeune dégénéré, arpentait tel un fantôme les froids couloirs qu’offrait la corporation. Ce chemin ? Il l’avait fait un nombre incalculable de fois. Ne sentant même plus le besoin de réfléchir, c’est avec cette agilité violente et arrogante qu’il fonçait tête baissée vers le lieu qu’il aimait à visiter. Régulièrement ? Il ne savait pas très bien. Il ne disait jamais à personne ses escapades nocturnes. A cette heure de la nuit, l’agitation des opérations, entraînement et toutes autres fantaisies de la sorte n’avaient plus réellement lieu. Seuls les gardiens faisaient leurs rondes, affichant sur leurs visages gras et humide une grimace que Nicolaï ne faisait qu’haïr toujours plus. Son air supérieur et profondément sinistre faisait apparaître chez ses confrères un certain respect. Ou une peur ? Qui aurait su le dire à dire vrai ? Tout le monde connaissait le chien de la directrice, son cinglé en puissance, son parfait petit cobaye, réussite d’entre toute. Une sorte de pitbull près à vous arracher la chaire si une fraction de seconde vous détourniez votre attention de lui.

    Ses pas, d’une irrégularité étrange et cependant naturelle, raisonnait comme si l’on sonnait l’heure d’un nouvel éveil. Les cellules des différents spécimens défilaient devant ses yeux bleus glacial, sans qu’il n’éprouve aucun sentiment. Tous ses hommes et ses femmes n’étaient là pour lui que dans un seul but. Souffrir. Eprouver la même souffrance qu’il avait enduré toute sa jeunesse. Comprendre et enfin prendre conscience de ce qui se tramait sous leurs yeux imbéciles pendant trop longtemps. Vouant une haine toute particulière pour l’espèce humaine, il ne se prononçait cependant jamais sur son passé ou même sur ce qu’il pouvait ressentir. Un garde croisait son chemin, et brisé sa douce agonie. Entrouvrant la bouche, il était sur le point de parler, tel un stupide homme ne sachant quel danger allait se profiler une fois les mots prononcés. Plongeant son regard dans celui du Russe, il se ravisa et baissant la tête s’effaça presque immédiatement du paysage. Nicolaï n’avait de compte à rendre à personne, c’était une règle établie que tout le monde se devait de connaître… Enfin la porte était là, devant lui. Touchant ce qui servira d’ouvrir la pièce close. L’empreinte de son doigts suffit à laisser entrer la lumière irritante et agressive de l’allée. Une faiblarde lumière, pendouillant dans la large pièce, dispersait son halo sur la peau diaphragme d’Elenor. Un son parvint aux oreilles du doux ange tueur. Il ne disait rien, profitant de la souffrance qu’éprouvait la faible poupée face à la luminosité ardente d’au dehors. Enfin, une insulte surgie de ses lèvres charnues, pour finalement disparaître dans de vacillantes excuses. Il rit d'abord, de ce rire presque sincère, d'une joie éteinte et monstrueusement aliénée. Fermant la lourde porte de métal, l’ombre envahie presque aussitôt l’endroit. Laissant dans une tranquille pénombre les deux individus. Karoff redevenait de marbre, toujours dos à l’entrée, il n’exprimait rien d’autre que le néant. Une envie compulsive de l’assaillir et d' entendre son cri raisonner dans ses tympans le pris. Mais bien vite, il maitrisa cette rage, qu’il enfouit au plus profond de son corps ouvert à vif.

    Avançant de quelque pas instable, il observait comme un enfant intriguait la petite silhouette recroquevillée dans un coin. Penchant la tête de côté et effleurant de la paume de sa main les murs gelée de la prison. Il finit par s’asseoir à quelque mètre d’elle, adossé au mur perpendiculaire. Pouvant l’observer ainsi sans difficultés, d’un air las et presque détendu. Laissant l’une de ses jambes raide sur le sol, et prenant l’autre comme accoudoir.

    -« Ton état s’est t’il arrangé ? »

    Venant de lui, c’était étrange, presque malsain. Pourquoi porté t’il intérêt à cette épave qu’était la jeune victime ? Parce qu’il avait partagé des choses avec ? Parce qu’il avait découvert qu’une parcelle d’humanité était encore présente en lui ? Peut être… Et justement, ce comportement autodestructeur était sa faute, à elle. Elle qui sans le vouloir arrachait en lui des sensations et des besoins qu’il se vouait à oublier et anéantir de son corps, qu’il aurait préféré voir de déglinguer et mourir.

_________________
      I'll forgive and forget.
      Before I'm paralysed.
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