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 Premier Scénario

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Gretel Pinderschloss

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MENSONGES : 203
DATE DE PANDAISON : 08/06/2008

CHECK RABBIT
GENRE: Humain imperméable
GENERATION: NIVEAU B - nuisible
DANGEROSITE EVALUEE A:
95/100  (95/100)
MessageSujet: Premier Scénario   Sam 27 Sep - 16:02




{ SMELL OF BLOOD


Spoiler:
 


    Il s’appelait Enzo.
    Enzo, donc, était tombé dans les filets de la Corporation.
    Comment ? C’était fort simple, mais revenons tout d’abord en arrière.



21 décembre 2013 :

    Les gens crevaient sur les trottoirs, agonisant dans les plus horribles souffrances, aux côtés des poubelles où parfois ils espéraient trouver un peu de nourriture. Noël approchait bientôt, mais au fond, qui aurait réellement pu se rappeler que le Christ était née ? Qui ? Oui, qui avait encore dans son cœur une mince lueur d’espoir quand la race humaine ne croyait plus en un Dieu qui avait réussi à les mettre dans un tel pétrin. L’argent était le mot d’ordre, toutefois, une « célébration » aurait lieu le 25 décembre.
    La place Statue de la Liberté était déserte, ou presque. Il restait bien quelques traînards qui rodaient là, quelque ivrogne qui abusait d’une jeune fille imprudente ou autre chose lorsque la première voiture arriva, suivie de près par un détachement de militaire. La volvo plus noire que les ténèbres vomit alors la dirigeante de la Corporation, escorté de près par le tristement célèbre Nicolaï Karoff. Toujours auprès d’elle, plus tordu et retord que jamais. En cette nuit enchantée, un éclat de folie se tapissait dans son regard, tandis que la femme lâcha un négligeant « Embarquez moi ça, et dépêchez vous. » en jetant un œil sournois sur les silhouettes qui se découpaient dans l’ombre.
    Des cris avaient déchiré la pénombre, tandis que un à uns, les survivants de New York défilaient devant les tortionnaires.
    Il y avait de tout, de tout, jusqu’à un gamin aux boucles platine. Quel âge avait il au juste avec sa prunelle de biche sauvage et effarée ? 11 ans ? 10 ans ? Tant pis, qu’il aille au diable avec tous ces pauvres gens, qu’il regrette tout jusqu’à implorer la mort de venir la prendre. La femme ignora impassiblement l’once de pitié qui se mettait à germer dans son cœur.
    Embarquez la vermine.
    Oui.

    « Mais où ? » allez vous me demander. Et moi, je vais vous répondre, là dont nul n’est tenu de ressortir en vie. Enfin, après les plus atroces mutilations, après avoir vu son honneur bafoué et son humanité anéanti, personne ne veut plus jamais revoir la lumière du jour. Les laboratoires de la Corporation.
    On racontait souvent que Nicolaï venait de là-bas, raison de plus sans doute d’être terrifié par ce qui vous attendait.

    ***


    Un sourire malsain était éclaté sur le visage des sbires de la corporation lorsqu’ils emmenèrent le plus jeune de ce qui allait devenir des cobayes. Un peu de sang écaillé n’avait pas été nettoyé ça et là sur le dallage blanc. Autour de lui, tout ce blanc, comme si il venait de rentrer dans un hôpital. Mais ces grands bâtiments ne lui inspirait pas grand-chose de plus qu’une vague terreur, de toute manière, comment son cerveau de mioche aurait il pu mesurer l’ampleur des atrocités qui se produisaient ici.
    On l’avait séparé des autres dès son arrivée, et maintenant, on le traînait dans les couloirs immaculés de ces sinistres labos. Entre quelques portes entrebâillées, ses yeux écarquillés de frayeur et d’angoisses voyaient des corps soulevés par la douleur, des corps aux formes inimaginables et bizarres, ses oreilles entendaient leurs cris, leurs appels au secours, et pourtant, il suivait, presque docilement, ceux qui l’emmenaient dans cette belle boucherie harmonieuse… Car son cœur rejetait encore le fait qu’on puisse lui faire du mal, lui qui n’avait jamais rien fait à personne.
    Le destin était bien trop cruel, mais qu’y pouvait il s’il avait été marqué par l’injustice ?


16 janvier 2014

    -Comment t’appelles tu ? Gronda une voix rauque de fumeur.

    Rien, pas une réaction.
    Un enfant siégeait au centre de la salle, mais il demeura muet à la question.

    -Quel âge as-tu ?
    -Comment t’appelles tu ? Questionna une nouvelle fois la voix.

    Un scientifique fronça les sourcils avant de se retourner vers sa supérieure, Virginia Lindberg, réunie avec les officiers supérieurs. Ils observaient cette bête de foire, cherchant à lui deviner une valeur cachée, depuis une petite pièce construite dans le flanc du mur. D’un geste nonchalant, la cruelle dirigeante s’adressa à une femme à la beauté froide.

    -Agent McQueen. Vous…

    Sans que Virginia puisse ajouter un seul mot, la chose se mis à hurler brutalement, se levant d’un bond de son siège, courant dans toute la pièce, fou et hanté par un étrange fantôme. La folie les atteignait tous, les uns après les autres, curieusement.
    Virginia appuya sur un interrupteur, et le son de sa voix vibra dans la pièce en contrebas.

    -Professeur, débarrassez ça et emmenez moi un résultat Con-clu-ant, sinon vous allez regrettez d’avoir eu cette place ! Vous avez compris !?! Vociféra t’elle.
    -Mais… Il a juste peur et il faudrait le calmer.
    -Achevez le si vous ne voulez pas prendre sa place. Suis-je claire ?
    -Peut être pourrions nous lui faire réintégrer sa cellule ?

    Un instant, Virginia hésita à répondre, puis sa voix s’apaisa.

    -Je me souviendrais de cela, d’aventure, professeur. Mais ne faites pas descendre et achever le travail moi-même, professeur.

    L’homme du certainement protester, mais la froide et arrogante Lindberg débrancha l’interphone pour se retourner vers son auditoire.

    -Le mois dernier, nous avons eu un nouvel apport de cobayes, et les résultats sont là.
    Mais laissez moi tout d’abord vous expliquer. Il y a un an de cela, un satellite russe aurait du être mis en orbite, alpha 3, j’imagine que vous vous en souvenez. Cependant, aucune nouvelle n’a été donnée.

    -Ces sources sont confidentielles, vous ne devriez pas les dévoiler en présence de certaines personnes.
    -Aucune importance. Le satellite s’était en fait écrasé sur Terre.
    -Et pourquoi ? Intervint un autre.
    -Pluie de météorite, lâcha Virginia avec un sourire carnassier.

    Laissant agir ses mots sur son auditoire, elle se tourna vers Nicolaï, son précieux bras droit, les sourcils froncés vers la vitre. Là bas ce déroulait un étrange spectacle. L’interphone était coupé, mais cela ne l’empêchait pas de savoir pertinemment ce qui se passait en ce bas monde. Lui-même avait été un cobaye, et lorsqu’un nouveau scientifique venait à protéger l’un d’eux, soit il perdait sa place, soit il se retrouvait sur les planches, à son tour étudié et examiné avec le plus grand soin. Le chercheur tira une balle, juste au moment où Virginia reprenait son discours, et le corps mutilé s’effondra sur le sol d’un propreté aseptisée.

    -Le satellite s’écrasa donc dans une région orientale de ce qui était autrefois nommée l’Europe.
    -Et ? En quoi ce briefing pourrait il bien nous avancer ?
    -Tout l’intérêt est là. Le satellite a ramené des bactéries venues de l’espace.
    -Je ne vois toujours pas l’intérêt sinon savoir qu’il y a de la vie dans l’espace.

    Virginia esquissa un rire discret.

    -Nous avons testé le virus. Ce que vous avez vu était un … essai, poursuivit la jeune femme. Les conclusions sont les suivantes. Le virus touche uniquement les organismes ayant atteint l’âge adulte. Autrement, les enfants en sont porteurs, ils peuvent le transmettre par simple échange de salive par exemple. Une glande située à la base de leur cou leur permet de survivre car elle ‘stocke’ si on peut dire le virus. Mais dès l’âge de 20 ans, cette glande s’atrophie, comme pour pousser l’organisme à se défendre seul…
    -Du déjà vu, en somme.
    -Non, pas cette fois. Car nous avons trouvé un organisme adulte capable de lutter.
    Et cet organisme est peut être notre plus beau spécimen : il développé des facultés mentales impressionnantes.

    -Pourquoi ne l’ammenez vous pas ?
    -Pourquoi ?
    -Parce qu’il s’est enfui, grommela Nicolaï.

    Tous les visages se tournèrent vers le russe.

    -Enfui ? Vous vous fichez de la figure du monde ?
    -Nous aurons aussi besoin de vous, McQueen, riposta Lindberg avec un regard assassin. Le plus important est de le rattraper.
    -Et qui est ce ?
    -Il s’appelle Elias. Elias Mancini.
    -Il sera de nouveau ici dans peu de temps, j'espère
    -Ne le sous-estimez pas, murmura Nicolaï, une lueur folle dans ses superbes prunelles claires, on trouve toujours plus fort que soi même…

    De nouveau, le silence se fit maître de la salle sombre, où seul un sourire malicieux se lisait sur les lèvres du fou. Comme si… comme si il était déjà certain de quelque chose.

    -Il n’y a pas besoin de le traquer.
    -Ah oui ? Et pour quelle raison ?
    -Il reviendra par lui-même. En attendant, je vous demande simplement de regarder nos derniers résultats. Elle s’appelle Delilah. Delilah Wenster.



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MessageSujet: Re: Premier Scénario   Sam 18 Oct - 21:38

{ FEEL MY WRATH, YOU, FOOLS...



Spoiler:
 


    Hello guys. Vous avez bien entendu : Embarquez en un petit peu plus, ça nous fera plus de résultat…
    Maintenant, j’ai tout de même quelque chose à vous expliquer pour tirer le voile sur ces sombres expériences. Elias Mancini appartenait à un projet. Son nom dans le labo était Adam, alors voilà qui doit vous ouvrir les yeux. Où est Eve ?
    Elle se nommait Elenor Caughfield. Mais laissons de côté un instant ces choses là pour en revenir à nos moutons.
    Sur le siège se trouvait Delilah Wenster, cette superbe poupée au visage griffé et atrocement blême, comme si, en fin de compte, l’enfant n’était plus qu’un pantin de cire.

    -Vous faites des expériences sur les enfants, maintenant ?
    -Laissez moi ! S’il vous plait !
    -Je ne crois pas que l’essentiel soit là.

    C’était une plainte atroce qui sortait de l’interphone, si douloureuse qu’elle arrivait même à en toucher le cœur dur de Virginia Lindberg, cette femme arrogante. Comme Delilah aurait été mieux, avec une peluche entre les bras, un sourire sur son visage terni par la fatigue, et une jolie robe à la place de cette loque. Laissez moi ! Lâchez moi ! Laissez moi partir ! Toujours cette rengaine.

    -Alors, ces résultats ?


    ***

    Il est encore difficile de savoir ce que l’on pourrait faire avec 100% de notre cerveau, sachant qu’un jeune bien entraîné ne parvient qu’à utiliser 30% de ses facultés. Alors certains optent pour la solution télékinésie et toutes autres foutaises. Pourtant, de plus en plus, les humains se sont mis à utiliser leur cerveau, surtout en 2015.
    Ca fonctionne à plein régime, là haut.
    Alors, de nouveau, ce rêve vieux comme le monde a resurgi dans les esprits égarés des êtres qui avaient gagné la guerre. Créer un sur-homme. Comme ci, depuis néandertal et cromagnon, le volume encéphalique n’avait pas suffisamment augmenté…
    Mémoire, force, courage, intelligence, mais juste ce qu’il faut pour rester souple et docile à l’Autorité que la Corporation représente. C’est de là qu’était né le projet Adam I. Il fallait trouver, à partir de là, des cobayes, tant et plus, mais ils n’en étaient qu’à un bien maigre morceau de leur œuvre, surtout que les résultats était nul.
    Le néant.
    Le désespoir.
    Rien, quoi.

    Jusqu’au moment où le projet Adam I avait changé. Cette fille : Elenor Caughfiel, avait surgi en hurlant dans les laboratoires de la Corporation, engloutie derrière les portes immaculés, nouveau rat de laboratoire promis à un sombre avenir. Sa chemise, déchirée, laissait des filets de sang dégouliner comme de la bave immonde d’une bête. Sur ses lèvres sanguines, ce mot, unique qui, à chaque fois ce traçait sur les lèvres de ceux qui entraient ici :

    Laissez moi, je vous en supplie !

    ***


    Les 6 mots se répercutèrent de façon sonore et strident, pareil au cri d’une harpie, cinglant et déchirant de désarroi.

    -Venons en au fait. J’imagine que vous connaissez le programme Adam I.
    -Vieux comme le monde. Ah ah ah. Ne me faites pas croire qu’un truc pareil existe encore.
    -Si.
    -Et pourquoi pas après tout ?
    -J’aimerais bien savoir où tout cela nous mène…
    -En fait, nous avons mis la main sur une ‘Eve’ potentielle, qui possède des facultés étonnantes, les mêmes que celles d’Elias, à un ou deux point près : elle a développé une capacité intellectuelle absolument vertigineuse ; cette fille est un disque dur, mais ! Les conséquences sur son organisme sont telles que son corps est soumis à un vieillissement accéléré : A 19 ans, son corps ressemble à celui d’une femme de 30 ans, d'un point de vue état musculaire j'entends. Son espérance de vie ne dépassera pas 25 voire 30 ans, si vous voulez mon avis

    Une rire gras éclata dans l’assemblé, suivit d’une plaisanterie grasse. Elle devait être bonne, celle là. Sans doute un militaire.



    -Et bien, pourquoi ne l’amenez vous pas, plutôt que d’avoir cette brailleuse ?
    -Elle serait bien capable de s’échapper, comme Elias.
    -En parlant de le faire revenir, quelle est votre ‘solution miracle’, parce que…
    -Key. Celle pour laquelle il ferait n’importe quoi.

    Virginia Lindberg laissa le silence maître de la situation, alors que seuls, quelques gémissements traversaient encore l’atmosphère lourde comme des piques acérées. On avait cultivé des cellules souches d’Elenor, puis, on les avait implantées sur Delilah. Le résultat était fascinant, la souche n’avait pas été rejetée.
    Delilah avait le virus.

    -Et pourquoi la gardez vous recluse. J’aimerais la voir. Les preuves valent mieux que n’importe quelle explication.
    -Elenor est en fin de vie, à cause de l’accélération de facultés mentales qui provoque également un vieillissement de son enveloppe charnelle. Enfin, j’imagine qu’on peut toujours la laisser errer, elle au moins.
    -Pourquoi ne le faites vous pas ?
    -Parce qu’elle est notre source.
    -Vous n’avez qu’à utiliser cette fille.

    Laissez moi partir !


27 janvier 2015

    La place grouillait, pleine à ras bord. Le bourdonnement confus des voix s’élevait en une immense clameur au dessus de la ville, lorsque quelques radios phones se mirent à chuinter, et un son se fit entendre, tandis que les yeux se braquaient vers les engins.

    -Hey, faites gaffe.
    -Hola, poussez pas.
    -Tu m’cherches, crétin ?
    -Passe ton c’hemin, enfoiré !
    -Hey, r’gardé, c’est c’lui qui s’est échappé d’la Corporation !
    -R’gardez, là, là !!!

    Ces petits murmures, lançés à la va vite était couverts par le son de la voix.
    Ils n’avaient pas vu ce qui se trouvait, aux quatre coins de la place, obnubilés par la Sauveur, leur nouveau Christ. Une ou deux voitures militaires, embusquées derrière des planches de bois pourries, entre des tôles encore humides de la dernière averse. Rien d’autre qu’un sinistre augure. Derrière les nuages grumeleux, un éclair chatoyant déchira cette couverture sombre.
    Le grognement sourd d’un chien se mua en un aboiement, mais le militaire tira sur la laisse du saint bernard noir. Ils n’étaient pas venus reprendre Elias, incapable de trouver une piste pour le retrouver.
    Non.

    -Ramenez moi ce que vous trouverez de mieux, cracha une voix dans un talkie-walkie. Et ne lésignez pas.

    C’était lui, Nicolaï, le sous-commandant, qui avait donné ses ordres. Posté entre les étals de fruits et légumes pourrissants et malsain, ce fou en puissance, plus déjanté que jamais.

    ***


    -Voilà Eve.

    Une grande blonde était assise au Coeur d’une petite cellule. Virginia appuya sur l’interrupteur, et une lumière aveuglante vint agresser les pupilles de la-dite Eve, demeurée dans l’obscurité si longtemps, même si, depuis 2 ans, elle voyait la lumière bien plus souvent.
    Une chaise miteuse gisait en morceau aux côtés d’une paillasse simple.
    Si son regard était étrangement fixe, un sourire s’était insinué sur ses lèvres pulpeuses.

    -Est-ce qu’elle a un rapport avec l’évasion ?
    -Peut être, si vous arrivez à l’interroger…
    -Ce n’est pas à moi de faire ça ! C’est le deusième cobaye que vous perdez en 2 ans, et les deux plus importants : Elias Mancini et Delilah Wenster ont intérêt à revenir très vite au bercail. D’autant que si cette fille parvient à s’échapper, hurla l’homme en pointant son énorme index sur Eve, je peux vous assurez que vous n’en avez plus pour longtemps.
    -Bien sûr, je comprends.


    Virginia sentit un léger frisson le long de son échine. Ne plus être à la tête de la Corp’, vous savez ce que ça signifie ? Laissez le pouvoir entre les mains de ce cher Nicolaï. A votre avis, ça aboutirait à quoi ? Mieux valait ne pas envisager l’éventualité de laisser ce grand gamin accéder à cela. Pour lui, ça ne représenterait qu’un jeu, et comment prévoir ce qui pourrait passer dans son cerveau ravagé ?
    La femme hautaine s’approcha de la silhouette immobile, enrobée d’une légère robe d’été blanche, un long voile opalescent qui lui donnait un air de fantôme.

    -Eve. As-tu quelque chose à dire, par rapport à ce que vient de dire Monsieur ?
    -Rien.

    La dirigeante bouillonnait. Mais en même temps, elle prenait des risques.

    -Dis moi tout, sussura t’elle, et je te laisserais tranquille.
    -Très bien, à quoi sert de souffrir, puisque vous l’avez déjà deviné. L’enfant est déjà loin.

    Un rire diabolique s’échappa de la gorge de la captive, mais un éclair fugitif éclata dans les prunelles de Virginia Lindberg. Tellement… inquiétant. Tellement… féroce. On aurait bien volontiers cru qu’à cet instant précis, Virginia la tuerait. Tu aurais du dire non, pauvre folle, le salut est dans le mensonge. La femme attrapa les cheveux de son cobaye, et, avec une force insoupçonnée, envoya la tête d’Eve percuter le mur, comme si la jeune fille n’était qu’un bout de viande, une proie qui n’avait même pas le statu d’humain dans cette vie. Lorsqu’elle s’empara de nouveau de la crinière blonde de celle-ci, elle sentit sa main s’empoisser se sang, mais, après le long regard meurtrier qu’elle lui décrocha, elle ne trouva qu’un violent coup de pied à lui décrocher.
    Ne joue pas avec moi, Eve.
    Sans se retourner, elle éteignit la lumière.
    Et elle sourit au Corporationneux, qui, adossé au mur, avait jugé bon de s’exclipser.

    -Je vous propose une cigarette, ou un alcool ?
    -Non, j’ai tout ce dont j’ai besoin.

    Virginia regarda l’homme s’éloigner, tandis que nerveusement, ses talons aiguilles claquaient contre les parois carrelées de blanc. La femme se saisit de son téléphone portable, et composa un numéro familier, si familier.
    Vous êtes sur le point d’être mis en relation avec votre correspondant.

    -Adieu, Eve.

    La clef tourna dans la serrure, dans un bruit de fin du monde.
    Votre correspondant n’est pas joignable, veuillez laisser un message après le bip sonore.

    -Nicolaï, j’ai une nouvelle mission pour vous. Retrouver Delilah Wenster.

    1 février 2015

    -Votre nom ?
    -Selenia Wender.
    -Suivant. Votre nom ?

    Ca continuerait encore un bon bout de temps comme ça. Nicolaï avait dit, ses demandes avaient été exaucées. Comme des bœufs en pâture, toutes ses créatures terrifiées s’attendaient peut être à recevoir un bon bol de soupe chaude, mais leur cœur leur dictait la peur.
    La salle était immense et bordée de baies vitrées.

    -Agent McQueen ?
    -Quoi ?
    -Pourriez vous avoir l’extrême obligeance de m’indiquer le groupement de pilleurs que vous avez délogé, grimaça avec cynisme Nicolaï.
    -Là bas.

    Ces deux là s’étaient haï dès le premier regard. Pourquoi ? Ils ne le savaient même pas eux même.



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